Une haie mal coupée, des enfants trop bruyants… Les disputes entre voisins sont encore une réalité courante, naissant de causes diverses et variées. Cela était déjà le cas à la fin du XIXe siècle. La forme que prit la dispute entre Mme A. et Mme C. est toutefois originale.

En mai 1896, une « véritable scène de sauvagerie s’est passée […] à Saint-Ferjeux », juge un rédacteur anonyme de l’article publié dans le journal Le Petit Comtois le 14 mai 1896. Point curieux, pour exprimer son désaccord, « une femme C., qui vivait en mauvaise intelligence avec une de ses voisines, Mme A., déversa sur elle un vase nature rempli des parfums les plus odoriférants ». En bref, le pot de chambre termina sur la voisine ! Étrange façon d’exprimer son mécontentement !

C’est alors que « Mme A., furieuse, invectiva la personne qui venait ainsi de la parfumer ; à ce moment, le fils de Mme C., un jeune homme de vingt ans, arriva et saisissant une pierre angulaire du poids de plus d’un kilogramme en frappa l’adversaire de sa mère d’un formidable coup à la partie antérieure du front », ajoute l’auteur du papier. Comme si l’humiliation ne suffisait pas, des coups et blessures y furent ajoutés. La blessure était profonde. « Mme A., qui perdait son sang par une blessure longue d’environ cinq centimètres, ayant sectionné franchement le cuir chevelu jusqu’à l’os, fut renversée. » Elle survécut toutefois.

Pour éviter d’en arriver à de telles extrémités entraînant des conséquences déplorables, ne manquez pas la fête des voisins le 29 mai 2026. L’occasion de mieux se connaître pour vivre paisiblement l’un à côté de l’autre, à défaut quelquefois, de vivre ensemble.