Région. Nouvelle préfète : Violaine Démaret affiche une ligne sécuritaire pour toute la Bourgogne-Franche-Comté

Fraîchement installée à la tête de la préfecture de région, Violaine Démaret a livré ses premières orientations. La nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté place la sécurité au centre de son action. Elle assume une ligne de fermeté sur la justice, les prisons et la coopération avec les élus.

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Pour son premier déplacement, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté s’est rendue à Dijon, dans le quartier des Grésilles, symbole de ses priorités sécuritaires. Crédit photos : Christophe Lapostolle RCF en Bourgogne.

Installée depuis le 27 avril, Violaine Démaret prend ses marques à la tête de la Bourgogne-Franche-Comté. Pour sa première prise de parole publique, la nouvelle préfète de Région a choisi un déplacement très symbolique dans le quartier des Grésilles, à Dijon. Un choix qui dépasse la seule Côte-d’Or et s’adresse à l’ensemble du territorie, de la Côte-d’Or jusqu’à la Franche-Comté et ses départements, dont le Jura et le Doubs.

D’emblée, la représentante de l’État affiche une priorité claire : la sécurité. « Un préfet de département s’occupe des sujets régaliens et de la sécurité », a-t-elle rappelé, avant d’insister sur sa volonté d’être « à la tête mais aussi aux côtés » des forces de l’ordre. Un message qui s’inscrit dans une logique de continuité, mais aussi d’affirmation.

Dans cette première prise de contact, Violaine Démaret insiste également sur le lien avec les collectivités locales. Elle entend renforcer la coopération entre l’État et les élus, un axe qu’elle juge central pour l’efficacité de l’action publique. « Cette coproduction avec les maires, avec les élus, il faut qu’on la fasse vivre », a-t-elle affirmé.

Sécurité et justice : une ligne de fermeté assumée

Sur le terrain judiciaire et pénitentiaire, la nouvelle préfète adopte un ton très ferme. Interrogée sur la surpopulation carcérale, elle écarte toute idée de faiblesse de la justice. « S’il y avait du laxisme judiciaire, il n’y aurait pas de surpopulation carcérale », a-t-elle déclaré.

Selon elle, la situation actuelle traduit avant tout la réponse pénale apportée à la délinquance. Elle rappelle qu’environ 7 000 détenus dorment aujourd’hui au sol en France, une réalité qu’elle juge préoccupante et qui appelle des solutions structurelles.

Dans ce contexte, Violaine Démaret soutient la création de nouvelles places de prison. « On ne peut pas vouloir de nouvelles prisons et ne pas vouloir qu’elles soient chez soi », a-t-elle estimé, en appelant à une approche guidée par « l’intérêt général » à l’échelle nationale comme régionale.

Une approche équilibrée entre prévention et répression

Pour autant, la préfète refuse une lecture uniquement répressive de la sécurité. Elle insiste sur la nécessité de combiner plusieurs leviers. « On ne choisit pas entre prévention et répression, il faut les deux », a-t-elle martelé.

Elle évoque notamment le rôle de la prévention et de l’accompagnement des familles. « Il faut qu’on aide à la parentalité, qu’on fasse de la prévention, qu’on fasse de l’éducation », a-t-elle expliqué, tout en rappelant que la réponse pénale reste indispensable lorsque « les comportements ne préservent pas l’ordre public ».

Avec la participation de Christophe Lapostolle RCF.