À Besançon, une partie du centre-ville s’est construite dans un méandre du Doubs. Inondations, noyades… Cette proximité avec la rivière engendra des faits qui contribuèrent aussi à écrire l’histoire de la ville. En analysant quelques archives, il est aisé de s’en rendre compte.
Un article de presse retint particulièrement notre attention.
En ce début de printemps 1896, un homme « de soixante ans, journalier, sans domicile fixe, se trouvait au droit de l’avenue d’Helvétie quand soudain, pris d’un accès de démence, il descendit au Doubs et se mit franchement à l’eau« , rapporte un rédacteur anonyme dans l’édition du 3 avril 1896 du journal Le Petit Comtois (p. 3).
Par conséquent, à la fin du XIXe siècle, un acte de démence pouvait engendrer la publication d’un article dans un journal local, dévoilant même l’identité de la personne concernée, que nous tairons aujourd’hui.
Des témoins voulurent intervenir pour sauver l’homme de la noyade. Sa vie était en danger. Au vu de la saison, notons bien sûr que l’eau du Doubs devait être assez froide ! Pas question pour le soixantenaire d’être secouru.
L’auteur du papier poursuit : « il opposa une certaine résistance en disant : « Qu’on voulait l’assassiner et qu’il voulait se cacher là afin qu’on ne lui fasse pas de mal. » Cet homme avait besoin d’aide et de soins.
Heureusement, il fut retiré du Doubs et il fut pris en charge. Le rédacteur de l’article conclut qu’il « a été conduit à Bellevaux par les soins de la police et y a été admis provisoirement. »





























