Jougne. Une étude lancée pour réaménager le poste-frontière

La préfecture a lancé mi-mars une étude d’aménagement au niveau de la douane de Jougne, où un boom du flux frontalier et du flux poids-lourds se fait de plus en plus ressentir. Cette dernière vise à trouver des solutions pour réorganiser les flux et assurer de meilleures conditions de travail aux douaniers.

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L'étude vise à trouver des solutions pour réorganiser les flux et assurer de meilleures conditions de travail aux douaniers ©CT

Les problèmes rencontrés au poste-frontière à Jougne ne sont pas nouveaux. Déjà, il y a plus d’un an, l’Amicale des frontaliers avait lancé une pétition pour son aménagement.

À l’heure actuelle, à cette douane, côté Suisse, il y a deux voies de circulation dont une est réservée aux frontaliers. Mais au niveau du poste de la Ferrière, il n’y a qu’une seule voie de passage. « C’est quand même une route internationale. C’est lamentable », soupire Michel Rivière, président de l’Amicale des frontaliers.

Le nombre de véhicules qui traversent chaque jour le poste-frontière ne cesse d’augmenter, avec un boom du flux frontalier et un boom du trafic de poids lourds. La préfecture a alors lancé à la mi-mars une étude d’aménagement sur cette douane.

Art & Fermetures

« Le sujet est bien connu de tout le monde, c’est l’engorgement significatif du poste-frontière matin et soir, avec une réflexion qui doit porter sur le volet aménagement routier pour voir comment on pourrait organiser les flux de manière plus optimum et une réflexion sur le volet douanier parce que c’est aussi un lieu de travail pour les douaniers. Aujourd’hui, les conditions ne sont quand même pas idéales ni en termes de sécurité pour eux, ni en termes d’efficacité », développe Rémi Bastille, préfet du Doubs.

120 millions d’euros de travaux sur la RN57

Cette étude devrait permettre d’identifier un projet qui pourrait à terme remplacer l’aménagement actuel qui se retrouve complètement saturé. Une belle avancée, ou plutôt « une nécessité », selon Michel Rivière.

Avant d’obtenir des premières conclusions, il faudra s’armer de patience, celles-ci n’étant pas attendues avant la fin de l’année, « mais à terme, elles ont vocation à alimenter de nouvelles phases de travaux éventuelles sur la RN57, sur laquelle on investit déjà beaucoup. Mais à peu près tous les kilomètres, il y a besoin de faire quelque chose », poursuit Rémi Bastille, qui a bien conscience que cette demande de réaménagement n’est pas nouvelle.

« On fait à peu près plus de 120 millions d’euros de travaux sur la RN57 si on met bout à bout les aménagements à Pontarlier, Besançon, Saône. On a deux nouvelles études, l’une sur le secteur de la Vrine, l’autre sur Jougne. Tout le monde a bien conscience qu’il y a un enjeu fort pour le territoire d’améliorer la fluidité de cet axe, mais il y a aussi une explosion du trafic qui fait qu’on ne peut pas faire tous les travaux en même temps. On lance une réflexion de fond sur cette partie-là qui mérite d’être traitée », continue le préfet.

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Explorer toutes les hypothèses

L’étude devrait permettre de quantifier les flux, d’identifier qui passe et à quelle heure. Pourrait-on y associer nos voisins suisses ?

« C’est un problème partagé assurément, il y aura évidemment des échanges sur la partie suisse pour travailler ensemble. Le gros du sujet est quand même côté français, même s’il y a sans doute besoin d’aménagements sur la partie suisse. Côté suisse, il y a 300 mètres et on est sur un rond-point avec séparation des flux. Côté français, il y a toute la descente qui est souvent très engorgée et c’est problématique. Quand on aura une idée de ce qui semble possible côté français, on consultera ensuite les Suisses pour voir comment ils appréhendent ça. Il n’y a pas de solution miracle, ni facile. C’est vraiment une réflexion pour explorer toutes les hypothèses et voir ce qui pourrait fonctionner ou pas », conclut Rémi Bastille.