L’Invitée de la rédaction. Ludivine Röthlin fait renaître le semi-marathon à Besançon avec les Boucles Vauban

Les Boucles Vauban, organisées par le Décathlon Besançon, le Besançon Athlétic Club (BAC) et la Ville de Besançon, reviennent pour une deuxième édition le 20 septembre à Besançon. Le semi-marathon fera son retour à Besançon, près de vingt ans après le dernier organisé en 2006. Encore étudiante quand elle a lancé le projet, Ludivine Röthlin revient sur la naissance de cette course, l’engouement suscité par cette deuxième édition et ses ambitions pour la suite.

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Ludivine Röthlin était encore étudiante quand elle a eu l'idée d'organiser le semi-marathon sur route à Besançon ©Ludivine Röthlin

L’an dernier, vous lanciez les Boucles Vauban avec l’ambition de faire revenir un semi-marathon à Besançon. D’où est venue l’idée ?

Depuis mes 18 ans, je fais quasiment un marathon par an. Quand je suis arrivée à Besançon, je me suis rendu compte qu’il y avait énormément de trails, mais très peu de courses sur route. Il n’y avait pas de semi-marathon, pas de marathon, alors je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire. J’ai eu cette idée il y a environ trois ans. À ce moment-là, j’étais en troisième année de licence STAPS et employée à mi-temps chez Décathlon à Besançon. J’avais déjà envie de travailler dans l’événementiel et j’ai proposé l’idée d’organiser un semi-marathon à Besançon. Décathlon m’a finalement proposé une alternance, en parallèle de mon master, pour gérer la partie partenariat et événementiel du magasin et monter l’événement. J’ai alors contacté les clubs de Besançon avec l’objectif d’avoir un semi en 2026, puis de viser le marathon, et le Besançon Athlétic Club nous a rejoint dans l’aventure.

Vous avez organisé la première édition l’an dernier, qu’est-ce que vous en retenez ?

Cette première édition était un vrai test. C’est pour cela que nous n’avions pas mis directement un 21 km en place et que nous avons commencé avec les 5 et 10 km. Tous les dossards étaient partis et les retours des coureurs étaient très positifs.

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20 ans plus tard, vous remettez en place le semi-marathon et toutes les courses affichent déjà complet, vous sentez un certain engouement ?

C’est incroyable, le semi s’est rempli sans véritable communication, le bouche-à-oreille a fait le travail. Au départ, nous avions mis 300 places sur le semi, elles sont parties en deux semaines. Nous avons augmenté la jauge à plusieurs reprises jusqu’à atteindre 800 places, tout est parti très vite ! Au total, nous sommes autour de 1 500 participants. On reçoit encore tous les jours des demandes de coureurs déçus de ne pas avoir eu leur place. C’est super de se rendre compte qu’il y avait vraiment une demande, de constater que ce n’était pas qu’une lubie de quelques coureurs. À l’approche de la course, ça ajoute forcément une petite pression, mais on a surtout hâte d’y être.

Comment les courses vont se dérouler cette année ?

Les départs seront échelonnés tout au long de la matinée. Le semi-marathon, baptisé « La grande Boucle », partira à 9 h, suivi du 10 km à 10 h 30. Le 5 km et la marche de 5 km partiront à 11 h, avant les podiums et récompenses prévus à 12 h. Les courses sont des boucles au départ de la base outdoor de la Rodia. Le semi ira jusqu’à Chalezeule avant de revenir par le cœur du centre-ville. Des espaces « fan zone » seront installés pour les spectateurs qui souhaitent encourager leurs proches, notamment devant la piscine de Chalezeule et au niveau de la passerelle de Mazagran. Près de 200 bénévoles seront présents sur le parcours et sur les points de ravitaillement pour assurer la bonne tenue des courses. Je veux vraiment les remercier, notamment les bénévoles du Besançon Athlétic Club, qui co-organise la manifestation, et du Doubs Sud Athlétisme, venu cette année en soutien.

Le prochain objectif, c’est le marathon ?

Pour moi, c’est un objectif à moyen terme, plutôt pour 2028. Il faut déjà consolider un semi-marathon sur plusieurs éditions. Le marathon est aussi un projet que je ne pourrai pas porter toute seule. Le BAC et Décathlon sont partants, mais il faut que la Ville de Besançon puisse également s’y retrouver. On n’a pas encore eu de vraie discussion avec la nouvelle municipalité. Nous sommes préparés à présenter le projet et à les convaincre. Je pense que Besançon mérite largement un marathon. Quand on voit la beauté de la ville, la Citadelle et son centre-ville, il y a vraiment quelque chose à mettre en avant. Aujourd’hui, les Boucles Vauban sont l’un des seuls événements de course à pied à passer à l’intérieur du centre-ville. Mais pour moi, le plus important reste de construire cet événement dans le temps et de faire en sorte que toutes les parties prenantes avancent ensemble.