De Bonnie (1910-1934) and Clyde (1909-1934) à Al Capone (1899-1947), l’histoire regorge d’affaires de vols. Certains sont originaux, comme celui de la Joconde de Léonard de Vinci (1452-1519) au Louvre le 21 août 1911 par Vincenzo Peruggia (1881-1925). Plus récemment, d’autres se rappellent le casse à la Société générale de Nice en 1976 ou des joyaux de la Couronne dérobés l’an dernier.

Derrière ces dossiers très médiatisés et au butin conséquent, des vols plus modestes remplissent les journaux d’hier et d’aujourd’hui. À la fin du XIXe siècle, nos ancêtres francs-comtois en subissaient déjà. Dans Le Petit Comtois du 30 août 1896, plusieurs furent rapportés.

Parmi ceux-ci, celui qui arriva à monsieur Latrive de Mouthier peut faire écho à des faits récents. Un rédacteur anonyme de ce journal raconte : Il « s’aperçut qu’une croix qu’il avait fait placer sur la tombe de sa femme avait disparu. Il fit des recherches et [retrouva] cette croix sur la tombe d’un enfant de M. [X], croix qui avait été livrée par un menuisier de la localité. Dans la nouvelle couche de peinture dont avait été recouverte la croix placée primitivement sur la tombe de Mme Latrive, on retrouvait l’inscription qui y avait été placée au début ». Pour ceux qui en doutaient, il existait déjà des vols dans les cimetières à cette époque.

Au même titre, les églises étaient aussi la cible de délinquants. Dans la nuit du 27 au 28 août 1896, quelques-uns s’introduisirent dans celle de Pontarlier. « Descendus à l’intérieur, ils ont dévalisé les troncs. Ils n’ont pu pénétrer dans la sacristie, malgré leurs efforts pour briser une des portes en chêne. La somme soustraite est [estimée] à 50 fr. environ. »

Alors, était-ce vraiment mieux avant ?