Sport. À 25 ans, Jules Gerber boucle son premier UTMB en 22h30 et décroche la 37e place

Le départ de l’UTMB, course mythique de 174 km autour du Mont Blanc, a été donné le 28 août à Chamonix. Plus de 2 400 coureurs se sont élancés, dont le Pontissalien Jules Gerber, qui s’attaquait à sa plus grande distance. Pour son premier UTMB, il n’a pas tremblé et a terminé 37e après 22 h 30 d’effort.

55
Jules Gerber UTMB 2026
Avec 174 km, Jules Gerber s'attaquait à sa plus longue distance ©Lucas Chevalier

À Chamonix, ce vendredi 28 août, à 19 h 45, une foule attend impatiemment le départ de plus de 2 400 coureurs pour l’édition 2026 de l’Ultra-Trail du Mont Blanc (UTMB). Une course mythique de 174 km et près de 10 000 m de dénivelé positif. Le départ a été retardé de deux heures, en raison des conditions météorologiques défavorables. « C’était long d’attendre, mais ils ont bien fait. La pluie s’est arrêtée au moment du départ, on a été au sec tout le long de la course », témoigne Jules Gerber, membre de la Capsule du collectif Besançon Trail Running. Et lorsque les premières notes de Conquest of Paradise de Vangelis, hymne indissociable de l’UTMB, retentissent, tout s’envole. « La musique est incroyable, c’est fou. Après, il ne faut pas trop se faire prendre par l’émotion pour ne pas partir trop vite, mais j’ai profité de cette ambiance »

174 km en 22h30

Le Pontissalien avait terminé 44e de la CCC (Courmayeur, Champex, Chamonix) l’an dernier et a décidé de s’attaquer à l’UTMB. Une découverte totale, lui qui est plutôt habitué à des formats de 100 km. Et à seulement 25 ans, les résultats sont là. Il a bouclé le tour du Mont Blanc en 22h30, lui permettant de décrocher la 37e place. « L’objectif premier était d’aller au bout. Je m’étais dit que si je le faisais en 24h, j’en serais content. 23h, il fallait que ça se passe bien. Alors 22h30… Honnêtement, je n’ai pas été fatigué. C’était la pleine lune alors c’était vraiment magnifique. Il n’y a que les trois dernières descentes qui n’étaient pas agréables parce que j’avais mal aux jambes, sinon j’étais bien tout du long. Il faut dire que la nutrition, ainsi que la famille et les amis pour vous soutenir, ça aide », sourit Jules Gerber. 

« Voir l’arche de Chamonix, c’est exceptionnel »

Le Pontissalien a démarré la course à pied fin 2020, et les compétitions en 2022. Pour arriver à un tel niveau, il s’entraîne 20h à 25h par semaine, soit environ 200 km et entre 7 000 à 10 000 mètres de dénivelé positif. Durant toute sa course UTMB, « je pensais au moment présent. J’essayais de ne pas me projeter trop loin. Dans les descentes, je me concentrais pour ne pas tomber ». En arrivant au terme des 174 km, la foule s’amasse derrière les barrières, applaudit et encourage les coureurs. « Voir l’arche de Chamonix, c’est exceptionnel. Il y a un monde fou, tous les gens sont gentils. C’est la meilleure ligne d’arrivée du monde du trail »

Jules Gerber ne compte pas s’arrêter là. « Je vois déjà des points à améliorer. J’aimerais baisser le temps. Je ne compte pas arrêter de progresser ». Il vient de terminer ses études en management technique et sportif, après un parcours de droit. « J’aimerais trouver du travail dans une marque de sport, qui croit également à mon projet sportif ». Il pourrait prendre part à une dernière course avant de clore sa saison. Une participation qui restera toutefois conditionnée à sa récupération après le Tour du Mont-Blanc. Pour l’instant, l’heure est au repos, bien mérité.