Doubs. L’art thérapie au cœur des semaines d’information pour la santé mentale

Du 5 au 18 octobre, plusieurs ateliers d’art thérapie sont proposés à Besançon, Pontarlier, Sancey-le-Grand et Étalans. Organisés par le syndicat français des arts thérapies de Bourgogne-Franche-Comté, ces ateliers s’inscrivent dans les semaines d’information pour la santé mentale.

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Le SFAT BFC propose de nombreux ateliers durant les Semaines d’information pour la santé mentale ©SFAT BFC

Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts. C’est le thème 2026 pour les Semaines d’information pour la santé mentale (SISM) qui auront lieu du 5 au 18 octobre. À cette occasion, le syndicat français des arts thérapies (SFAT) de Bourgogne-Franche-Comté s’associe à l’événement coordonné par le Conseil Local de santé mentale (CLSM) et propose de nombreuses interventions dans le département du Doubs, de Besançon à Pontarlier en passant par Sancey-le-Grand et Étalans. « On a relancé le collectif en janvier. On essaie d’organiser un maximum de choses pour rendre l’art thérapie accessible », détaille Laurie Girardot Jeancler, co-référente SFAT BFC.

Des ateliers pour tous les publics

À Pontarlier, une action sera menée dans le collège Philippe Grenier le 6 octobre où une art thérapeute et une musicothérapeute sensibiliseront les élèves avec des supports créatifs. Deux autres temps seront réservés au personnel enseignant les 8 et 9 octobre. Un atelier créatif parents-enfants sera organisé dans la médiathèque de Sancey-le-Grand le 7 octobre. Deux stands de sensibilisation seront à retrouver au CHU Minjoz et sur le site Saint Jacques à Besançon les 8 et 9 octobre. Des interventions seront faites à la Maison des Femmes de Besançon les 8 et 14 octobre.

Le 12 octobre, le SFAT organise un événement à Pontarlier à destination du grand public, en lien avec l’association l’ESCALE qui rassemble soignants et patients au pôle psychiatrique du Grandvallier. Le même jour, un atelier est réalisé à destination de jeunes en situation de grande précarité à l’Agora à Besançon et un autre à destination des soignants dans la maison d’accueil spécialisée d’Étalans. Ce dernier atelier sera aussi renouvelé le 14 octobre.

Une journée promotion santé est réalisée le 13 octobre à Besançon par le Réseau régional d’appui à la prévention et à la promotion de la santé (Rrapps). Conférence, table ronde, pause créative et ateliers créatifs sont prévus. Le collectif du SFAT y participera activement. Enfin, le 15 octobre, un atelier est organisé au Centre d’information Sur les Droits Des Femmes Et Des Familles (CIDFF) de Besançon à destination de l’équipe dirigeante.

« Avec ces ateliers, l’objectif est de faire connaître le métier et le légitimer, de faire vivre une expérience aux personnes, et notamment aussi à ceux qui sont en accompagnement pour qu’ils se sentent également légitimes de se poser la question sur leur santé mentale. On souhaite s’inscrire dans une dynamique locale et partenariale », détaille Stéphanie Chenevez, art thérapeute et co-référente au SFAT BFC.

Des garanties apportées avec le SFAT

« L’art thérapie s’adresse à tous les types de publics, que ce soit auprès des personnes âgées, des enfants ou encore des adultes. Nous accompagnons chaque personne à découvrir ou réveiller une part créative en elle, en faire un vecteur de mise en mouvement. Qu’à travers l’action de créer, elle puisse trouver une forme d’expressivité qui lui permette, progressivement, de traverser une situation vécue comme difficile et d’évoluer vers des perspectives plus acceptables pour elle. On ne se substitue pas au suivi médical mais on peut se situer en complément. Notre approche favorise l’expression des émotions, une amélioration de l’humeur, une amélioration de la concentration, davantage de confiance en soi et d’estime de soi, l’intégration de vécus traumatiques, le développement d’habiletés sociales, cognitives, corporelles,la libération de dopamine et de sérotonine liée au plaisir lors de l’action artistique comme la danse, le chant, le théâtre, la peinture, la poésie, le modelage ! » », souligne Stéphanie Chenevez.

Si la pratique est bien étendue en Angleterre, au Canada ou encore dans les milieux hospitaliers suisses, elle reste méconnue en France. « La profession n’est pas réglementée. Avec le SFAT, il y a des garanties car on demande un nombre d’heures de formation minimum, on suit un code de déontologie et chaque professionnel doit être supervisé. On répertorie les arts thérapeutes sur un annuaire, que le public peut trouver sur le site du SFAT ». Actuellement, une douzaine d’arts thérapeutes font partie du SFAT BFC avec des clowns thépareutes, des musicothérapeutes ou encore des sonothérapeutes.