Besançon. Deux élus bisontins sur la liste sénatoriale de La France insoumise

En l’absence d’accord avec d’autres formations politiques, La France insoumise est le premier parti à déposer officiellement une liste pour les élections sénatoriales du Doubs, prévues le 27 septembre. À l’intérieur, on retrouve deux élus de l’opposition bisontine, dont Séverine Véziès, en position éligible.

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Trois noms présents sur cette liste sénatoriale étaient tête de liste insoumise aux élections municipales du mois de mars : Maryse Vuerli à Montbéliard, Séverine Véziès à Besançon et Cédric Laithier à Pontarlier.

Le renouvellement des sénateurs à la chambre haute est un test grandeur nature pour La France insoumise (LFI) dans le Doubs. Après son entrée au sein de différents conseils municipaux en mars, comme à Besançon ou Pontarlier, le mouvement politique va tenter de réunir un nombre suffisant de grands électeurs pour décrocher un représentant lors du scrutin sénatorial prévu le dimanche 27 septembre.

Pour y parvenir, la liste insoumise sera portée par Geoffroy Lang, conseiller d’opposition à la Ville de Montbéliard. La Bisontine Séverine Véziès, candidate insoumise aux dernières élections municipales, aujourd’hui élue d’opposition à la mairie, est en seconde position. Cédric Laithier, unique élu d’opposition à la Ville de Pontarlier pour le groupe La Gauche pontissalienne, complète ce trio éligible, auquel s’ajoutent deux suppléants. On retrouve Marys Vuerli, conseillère municipale d’opposition à Montbéliard, et Martin Meillon, second élu d’opposition bisontin. « On veut surtout aller à la rencontre des élus locaux pour nous faire connaître et faire connaître nos idées. Ce ne sera peut-être pas simple dans un département plutôt à droite de l’échiquier politique, mais on y croit, car les élus locaux sont conscients des enjeux et surtout de l’urgence pour aider les collectivités », commentait Cédric Laithier, interrogé il y a quelques semaines.

Si un accord avec Les Écologistes et le Parti communiste était un temps espéré au niveau national, localement, les deux partis étaient davantage en pourparlers avec le candidat socialiste Arnaud Marthey, maire de Baume-les-Dames et conseiller régional. Impossible pour les insoumis de rejoindre une telle alliance. « C’est une question de valeurs : quand un parti a autant bafoué les accords de la NUPES puis du Nouveau Front populaire (NFP), on ne peut plus batailler pour lui », souligne Séverine Véziès.