Besançon. Une journée d’étude internationale consacrée à l’art en déportation

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon réunira historiens, chercheurs, conservateurs et acteurs de la mémoire le mercredi 16 septembre pour une journée d’étude consacrée aux œuvres artistiques créées dans les camps de concentration et de déportation.

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Les travaux sont en cours. Crédit : Musée de la Résistance et de la Déportation.

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon organise, le mercredi 16 septembre 2026, une journée d’étude internationale consacrée à l’art en déportation. La rencontre se tiendra à l’amphithéâtre de la MSHE Ledoux et réunira une dizaine de spécialistes venus de toute l’Europe.

Tous réunis dans l’un des sanctuaires de l’histoire de la déportation durant la Seconde Guerre mondiale, historiens, conservateurs, chercheurs, auteurs, associations mémorielles et descendante de déportée-résistante débattront autour de la même question : quelle place accorder aujourd’hui aux œuvres réalisées pendant ou après la déportation, dans la recherche, les musées et la mémoire collective ?

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Ce n’est pas un hasard si cette journée symbolique a été organisée dans la capitale comtoise. Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon conserve plus de 600 œuvres liées à l’art en déportation, ce qui en fait l’un des fonds les plus importants d’Europe dans ce domaine.

Un patrimoine artistique riche et méconnu 

Témoignages directs de la souffrance et des violences de la déportation, les dessins clandestins créés pendant ou après la guerre constituent des sources historiques et mémorielles précieuses. Ils permettent ainsi de documenter l’expérience concentrationnaire en sensibilisant plus directement les publics contemporains. Pourtant, les questions de la préservation de ces oeuvres fragiles et de la transmission restent particulièrement d’actualité pour le Musée.

Plusieurs axes de réflexion évoqués

La journée s’articulera autour de plusieurs thématiques mises au débat. Les échanges porteront notamment sur les politiques de conservation et de transmission mises en œuvre dans différentes institutions européennes mais aussi sur les avancées de la recherche en histoire, esthétique et littérature autour des œuvres réalisées en déportation. Enfin, la question de la valorisation et de la transmission de cette mémoire seront également évoquées.

Faire vivre la mémoire 

Au delà des apports scientifiques, cette journée a aussi pour objectif de rappeler la place particulière des œuvres dans la mémoire de la déportation. Créées dans des conditions extrêmes ou après le retour des survivants, ces témoignages matériels de guerre permettent de porter un autre regard sur les violences de déportation et sur la capacité de création et de résistance de celles et ceux qui les ont vécues.