Grand Besançon. Un budget de 388 millions d’euros pour le « premier investisseur du territoire »

Grand Besançon présente son budget 2026 avec un fort accent sur l’investissement pour soutenir la dynamique locale et les services publics.

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budget Grand Besançon 2026

La communauté urbaine entend renforcer la dynamique d’investissement en 2026. « Dans un contexte national difficile, nous proposons un budget solide, responsable et maîtrisé » a insisté Gabriel Baulieu. Il présentait le 33ème budget consécutif de Grand Besançon.

Le budget primitif 2026 s’établit à 388 millions d’euros (budget principal et budgets annexes). La part consacrée à l’investissement demeure importante malgré la baisse de l’épargne brute. Elle représente près de 129 M€ et même 175 M€ si l’on inclut les crédits engagés en 2025 et reportés sur 2026, des reports qui ont fait longtemps débat tout au long du mandat entre les engagements de dépenses et celles effectivement réalisées.

Maintenir la qualité des services publics communautaires

A 243 M€ pour l’année 2026, le budget de fonctionnement de GBM s’inscrit « collectif, ambitieux et maîtrisé ». En augmentation de 1,7%, la part consacrée aux frais de personnel atteindra cette année près de 80 M€.

188 M€ pour les budgets annexes

À l’intérieur des budgets annexes d’un montant total de 188 millions d’euros, on retrouve en particulier le budget transports dont la DSP (Délégation de Service Public) représente 60 millions d’euros. « Affaiblir les interco, c’est affaiblir le bloc communal ». Gabriel Baulieu a rappelé que les collectivités locales étaient passées d’une tutelle de l’État jusqu’au début des années 80 (premières lois de décentralisation), à une fiscalité locale responsabilisante. Au gré de l’augmentation des déficits et du poids de la dette nationale, l’État a depuis repris la main sur la fiscalité locale alors que les responsables de la dette sont à Bercy et non dans les collectivités.

Le premier vice-président entend toutefois maintenir le cap en 2026 malgré une loi de finances qui impacte particulièrement les intercommunalités. La baisse des recettes de TVA va également impacter significativement le budget de la collectivité. Elle est liée à un contexte national et international qui incite les consommateurs à épargner plus, acheter des produits à taux de TVA réduit et des produits d’importation en franchise de TVA. Moins de recettes fiscales et un budget de fonctionnement en augmentation, c’est la double peine avec la baisse de l’épargne brute qui passe de 16,7M€ en 2025 à 15,5M€ en 2026.

Si Anthony Poulin (Écologistes Besançon), par ailleurs adjoint aux finances de la Ville de Besançon, a souligné « un budget d’exceptionnelle mobilisation », Patrick Ayache, le maire de Pirey, a remercié Gabriel Baulieu pour « avoir au fil des années proposé des budgets avec rigueur et constance. Je m’y suis souvent opposé…je dois reconnaître aujourd’hui que tu avais raison ». Selon les résultats électoraux des 15 et 22 mars, ce budget primitif pourrait être largement remanié lors de la décision modificative n°1 en juin prochain.

Yves Quemeneur