Haut-Doubs. Instituteur à Charquemont, Simon Tournier publie son premier roman

« Seul le silence savait » est une œuvre de fiction historique, dont le passage de réfugiés en Suisse durant la Seconde Guerre mondiale constitue la trame de fond.

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A peine le premier roman sorti, le jeune écrivain a déjà la suite en tête...

Instituteur à l’école de Charquemont, Simon Tournier, 28 ans sort son premier roman en s’appuyant sur son goût pour l’histoire et son attachement à la région. « J’avais cette histoire en tête depuis une dizaine d’années mais je ne pensais pas la faire éditer un jour » confesse le jeune auteur qui, après une première ébauche finalisée au fil du temps, l’a faite lire à ses proches. « Ils m’ont encouragé à l’envoyer à des professionnels, ce que j’ai fait. On m’a conseillé quelques modifications et j’ai finalement signé un contrat avec Attinger – Les Editions du Château ». Ayant étudié l’histoire, c’est tout naturellement qu’il s’est penché sur ses connaissances en la matière pour inventer de toutes pièces ce récit qui se déroule dans un village fictif du Haut-Doubs proche de la frontière suisse, non loin des célèbres échelles de la mort, connues pour avoir été un haut-lieu de la contrebande autrefois. « J’avais aussi en mémoire les anecdotes que m’ont racontées mes grands-parents et sur lesquelles j’ai pu m’appuyer ».

Simon Tournier nous fait partager le destin de trois jeunes amis que la guerre va faire sortir des années d’insouciance pour les placer face à de rudes réalités : Auguste, paysan, Émilien, instituteur, et Marie-Louise, couturière, sont projetés malgré eux dans les tourbillons de l’Histoire. Une famille a besoin d’aide pour trouver refuge en Suisse voisine et son destin est entre leurs mains. « L’engrenage infernal est lancé, et il ne leur est désormais plus possible de faire machine arrière. Il s’agit à présent de s’organiser, d’agir dans l’ombre et surtout le silence… Jour après jour, leur fuite en avant inexorable met à l’épreuve les rapports humains qui les lient, et qu’ils croyaient immuables ». Libre à chacun à la lecture de ce roman du terroir de se faire une opinion sur les attitudes de chacun. « Il n’y a pas de morale car justement tout n’est pas moral… ».