Haut-Doubs. Trails : les agriculteurs, maillons essentiels de la course

De nombreux trails sont organisés sur le territoire, mais pour permettre aux coureurs de traverser chemins et pâturages, les organisateurs doivent aussi compter sur les agriculteurs et exploitants qui ouvrent leurs terres. Témoignages.

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L'accord des agriculteurs est nécessaire pour organiser un trail, comme ici avec les exploitants qui prêtent leurs terres pour le Trail des Sangliers ©CT

Organiser des trails ne s’improvise pas. Des mois de préparation sont nécessaires pour obtenir des autorisations, récolter des subventions ou encore mobiliser des bénévoles. Une organisation minutieuse pour que le jour venu, les coureurs puissent prendre le départ. Il existe un autre maillon, parfois moins visible, mais sans lequel il serait difficile d’organiser de tels événements : les agriculteurs et exploitants qui acceptent d’ouvrir leurs terres aux participants. Selon les parcelles empruntées, il faut déplacer le bétail. Les organisateurs reconnaissent l’importance de l’accord des agriculteurs et exploitants, comme le relève par exemple, Pascal Pecclet, président de Doubs Sud Athlétisme de Pontarlier, organisateur du Trail des Sangliers sur le site du Gounefay. « Le trail est nécessaire pour la vie de notre club, mais sans eux, on ne pourrait pas l’organiser ». Lors de cet événement, une dizaine d’autorisations d’exploitants est nécessaire.

Du côté de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura (UTMJ) aussi on le reconnaît. « On ne peut pas davantage organiser un événement comme l’UTMJ sans les propriétaires, les exploitants, les communes et tous ceux qui nous permettent de traverser ces territoires. Aller à leur rencontre, présenter les parcours, écouter leurs contraintes et rechercher avec eux les meilleures solutions est pour nous un impératif pour fédérer l’ensemble des acteurs autour de l’événement », détaille Eric Picot, directeur de l’Espace Ô, organisateur de l’UTMJ.

« Si on dit non, on ne fait plus rien »

« Ça ne nous demande pas beaucoup de travail. Il y a une bonne entente, les choses sont claires. Dès la fin de l’après-midi, on peut refermer les barrières. Si on dit non, on ne fait plus rien », témoigne Martial Bertin, agriculteur qui prête son terrain pour le Trail des Sangliers, poursuivi par Elie Louvrier, autre exploitant : « laisser le passage laisse une image positive de nous et met en valeur ce qu’on fait. Les lieux sont rendus nickel. On n’a pas trop de déchets, donc on ne voit pas pourquoi on dirait non ». Les divers exploitants reconnaissent quelques contraintes notamment lorsque le parcours est repéré par les coureurs et emprunté régulièrement, en dehors de l’événement. « Il faut respecter les lieux ». « Le trail fait partie des événements et animations du Haut-Doubs. On ne peut pas vouloir valoriser nos bons produits et ne pas laisser nos terrains pour en profiter. On ne peut pas dire vouloir du tourisme et ne pas être d’accord avec certaines petites contraintes », concluent d’autres agriculteurs.