Hôpitaux-Vieux. Olympic Mont d’Or : un esprit de famille qui mène jusqu’aux Jeux Olympiques

Aux Jeux Olympiques de Milan Cortina, l’Olympic Mont d’Or, club de ski basé aux Hôpitaux-Vieux, a envoyé trois de ses licenciés : Lou Jeanmonnot-Laurent (biathlon), Marco Heinis (combiné nordique) et Stevenson Savart (ski de fond, qui représente Haïti). Une belle vitrine pour ce club qui prône des valeurs familiales, de respect et de cohésion.

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Stevenson Savart, Lou Jeanmonnot-Laurent et Marco Heinis participent aux JO 2026 et sont tous les trois licenciés à l'Olympic Mont d'Or ©photo montage Hebdo25

« Le club s’appelle l’Olympic mais c’est vrai qu’on est contents et fiers d’avoir des athlètes aux JO », sourit Alexandre Rousselet, président de l’Olympic Mont d’Or. Le club aux 160 licenciés basé aux Hôpitaux-Vieux a envoyé trois de ses athlètes aux Jeux Olympiques d’hiver de Milan Cortina. Stevenson Savart qui représente Haïti en ski de fond, Marco Heinis qui a décroché la meilleure place tricolore en combiné nordique (grand tremplin/10km individuel) avec une 14e position (après un top 10 au saut) et Lou Jeanmonnot-Laurent qui collectionne les médailles en biathlon (or, argent, bronze… et chocolat). « Quand je les ai eus, ils étaient encore assez jeunes mais c’est toujours un honneur de voir que les jeunes du coin performent derrière », relève Mickaël Monnin, entraîneur à l’Olympic Mont d’Or.

« C’est toujours intéressant d’avoir des athlètes qui représentent le club aux Jeux Olympiques, surtout pour les enfants, les jeunes, ce sont des exemples. Les voir certes s’entraîner dans le club, c’est quelque chose, mais après de les voir à la télévision, au plus haut niveau olympique, c’est top. Avoir Lou, c’est encore une dimension supérieure. Il n’y a pas que les JO, c’est une saison de Coupe du monde fantastique. Tout ce qu’elle a déjà réalisé, c’est fabuleux. C’est aussi un exemple de mentalité dans ce qu’elle dégage comme valeurs qui sont aussi celles du club », poursuit le président. 

Former les licenciés à toutes les glisses

Ce n’est pas Mickaël Monnin, premier coach de Lou Jeanmonnot-Laurent, qui dira le contraire. « C’est une jeune qui avait envie d’être dehors, qui, après les séances de ski, continuait mais pour le plaisir. Gentiment, elle a toujours progressé, monté les étapes les unes après les autres, sans les brûler pour être maintenant au top du biathlon mondial ». Le secret pour les former au plus haut niveau ? « On essaie de les former à toutes les glisses. Quand ils sont jeunes, ne pas les spécialiser trop vite. Quand ils ont trouvé la discipline qui leur plaît le plus, c’est de les aider à être performants. Pour les développer au très haut niveau, ce sont les entraîneurs de l’Équipe de France, le club a permis d’avoir des bonnes bases pour travailler. Ils ont aussi des parents qui ne s’investissent pas que dans la carrière de leurs enfants, mais dans le club en général », tempère Alexandre Rousselet.

Un club où « tout le monde met la main à la pâte »

Si la représentation du club aux JO peut jouer un rôle dans la demande croissante pour le rejoindre, c’est aussi avant tout l’ambiance de l’Olympic Mont d’Or qui attire les licenciés « grâce notamment aux coachs mais aussi aux familles. Tout le monde met la main à la pâte. Il y a une cohésion de club qui est très intéressante », poursuit le président. Au-delà de la compétition, ce sont des valeurs de respect qui sont enseignées aux licenciés. « Quand ils arrivent au club, ils signent une petite charte : être poli, respectueux du matériel, des coachs, des autres enfants. Certes on fait de la compétition, mais c’est surtout du développement personnel des jeunes grâce au ski nordique. Certains feront de la compétition, d’autres non. Pour nous, l’important c’est qu’ils passent de très bons moments sur les skis », poursuit le président. « On leur apprend à aimer le sport, le ski et à se faire plaisir, d’être dehors, dans la neige », sourit Mickaël Monnin.

L’Olympic Mont d’Or se donne toujours des objectifs. D’abord continuer à recruter des enfants dans le club, mais aussi « les championnats régionaux de relais fin mars et le championnat de France des clubs début avril avec l’idée de toujours se maintenir en D1 chez les garçons (un des seuls clubs de Franche-Comté en D1, ndlr) et de faire monter en D1 les filles », détaille l’entraîneur. « On a des athlètes qui progressent bien dans toutes les catégories, on a envie de les aider au maximum qui peuvent voir ce rêve olympique un jour, aussi en France (JO 2030). Ce serait fantastique », conclut Alexandre Rousselet.