Vous êtes président depuis quelques années d’une section locale de l’Union Nationale des Combattants agissant sur trois communes (Montferrand-le-Château, Grandfontaine et Velesmes-Essarts). À quoi sert cette section locale ?
« Que ce soit pour le 11 novembre (fin de la Première Guerre mondiale, 1914-1918) ou le 8 mai (fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, 1939-1945), ou pour d’autres guerres (Indochine, Algérie…), nous participons à des commémorations pour ceux qui sont morts pour la France. Ils se sont battus pour nous ! Nous rendons hommage à nos morts, aussi aux obsèques en leur donnant une plaque d’ancien combattant sur leur tombe, ou une petite plaquette pour ceux crématisés. J’ai des médailles à remettre aussi ! Aujourd’hui, nous recherchons des jeunes et des adhérents pour pouvoir nous remplacer. Nous avons quatre jeunes porte-drapeaux. Deux ont neuf ans et deux ont douze ans. »
Comment attirer davantage de personnes lors des commémorations, notamment les plus jeunes ?
« Nous aimerions nous équiper d’une sono pour mettre de la musique au monument aux morts. Nous essayons d’emmener de plus en plus d’écoles. Nous aimerions que des élèves arrivent avec des idées. Il y en a qui arrivent avec des lettres de leurs grands-pères et qui veulent les lire au monument aux morts. Cela nous intéresse ! »
Les nouveaux conflits représentent-ils une menace pour les commémorations des guerres plus anciennes ?
« C’est sûr ! La moyenne d’âge des anciens d’Algérie est haute… J’ai 85 ans et j’ai fait la guerre d’Algérie. D’ici une dizaine d’années, il faudra faire la relève ! Je me suis engagé parce que j’ai voulu défendre mon pays, défendre ma famille, défendre mes frères et sœurs. Dans le contexte actuel, le retour d’une potentielle guerre me fait peur ! Mais vous savez, quand on arrive à un certain âge… Je serais plus jeune, je m’engagerais à nouveau ! «
Vous cherchez des adhérents, n’est-ce pas ?
« Nous sommes aujourd’hui 50 adhérents dans notre section locale. Nous cherchons plus d’adhérents et de sympathisants, pour obtenir davantage de subventions. Il y a des critères pour adhérer. Nous pouvons aussi accompagner les anciens combattants pour qu’ils obtiennent leur carte. Nous n’avons pas combattu pour rien ! Nous touchons une allocation qui complète notre retraite. «






























