Un bon départ pour le Racing Besançon
C’est un début de saison encourageant pour le Racing Besançon en National 2. Accrochés par Thonon-Évian (0-0) pour leur première sortie, les Bisontins ont ensuite décroché leur première victoire de la saison sur la pelouse de la réserve de Dijon (2-3), le 5 septembre. Soit quatre points face à deux formations appelées à jouer les premiers rôles.
Un bilan d’autant plus encourageant que le Racing doit composer avec plusieurs absences. Kevin Hoggas, Marjolain Zoumboï, Dariel Bernal et Bruno Sambo manquaient notamment à l’appel à Dijon. « Aujourd’hui, on est encore loin de l’équipe type », estime le coach Jérôme Monier, qui doit également intégrer les nombreux nouveaux venus. Avec 14 départs et 10 arrivées cet été, le club a largement renouvelé son groupe. Parmi ces recrues, Kevin Hoggas fait son retour au club, où il a été formé. À 34 ans, l’ancien professionnel du FC Sochaux-Montbéliard doit apporter son expérience à une attaque particulièrement jeune. « C’est quelqu’un qui est d’une grande humilité, il est très à l’écoute et dans l’échange avec les jeunes », souligne Jérôme Monier, qui voit en lui son « leader technique ».
Avec une moyenne d’âge de 24 ans, le Racing ne cache pas ses ambitions : « On a envie de se mêler à la lutte pour la montée », assume Jérôme Monier. Le technicien affiche également ses ambitions en Coupe de France : « J’espère vraiment atteindre les 32es de finale avec le club. On est passé loin l’an dernier, on va tout faire cette année pour faire mieux. » Le Racing pourra confirmer son bon début de saison le 19 septembre, avec la réception de Mâcon.
Pontarlier mise sur la continuité
De son côté, le CA Pontarlier lance sa saison en National 2 par deux matchs nuls face à deux belles équipes du groupe. Après avoir tenu tête à Mâcon (1-1), l’un des prétendants à la montée, les Pontissaliens ont ramené un point d’Annecy (1-1).
À la tête de l’équipe depuis plus de 20 ans, Jean-Luc Courtet a conservé une grande partie de son effectif. Seulement trois départs ont été enregistrés cet été pour deux arrivées : Max Demougeot et Jordan Renaudin, de retour au club après deux saisons à Rumilly-Vallières. L’attaquant, auteur de 25 buts entre 2019 et 2024 avec le CAP, s’est déjà illustré en égalisant contre Mâcon. Avec cette stabilité, le CAP semble en mesure de poursuivre sur les bases de la saison passée. Sans afficher ouvertement d’ambition de montée, le club devrait d’abord assurer son maintien avant de regarder plus haut. Les Pontissaliens retrouveront également le championnat le 19 septembre, avec la réception de Vesoul.
Besançon Football, repartir sur de nouvelles bases
La saison dernière, le Besançon Football a terminé dernier de National 3 avec seulement 13 points, synonyme de relégation en Régional 1. Cette saison, le club repart donc sur de nouvelles bases. Notamment avec le retour de Nabil Bouhi en tant qu’entraineur de l’équipe première, lui qui avait quitté le club en 2018 après avoir dirigé la réserve. Après plusieurs saisons à Ornans, il retrouve donc le Besançon Football pour sa 11e saison comme entraîneur en R1. « C’est une fierté de revenir dans un club que j’ai vu naître et que je connais bien. Le projet du club m’a largement convaincu », explique-t-il.
Le Besançon Football souhaite se concentrer sur un recrutement jeune et local, et remettre la formation au cœur du fonctionnement du club. Dans cette logique, Bouhi a fait venir plusieurs joueurs qu’il entraînait à Ornans : Antoine Grillet, Enzo Clerc, Mathis Martin et Hugo Nard, dont la plupart sont issus de la formation bisontine. Deux anciens joueurs du Racing Besançon, Titouan Thernier et Lenny Régent, ont également rejoint le groupe. Sur le terrain, le collectif doit encore se mettre en place. Pour sa rentrée en championnat, dimanche à Pont-de-Roide, le Besançon Foot s’en sort avec un match nul (0-0) dans une rencontre très disputée.
Car si l’objectif est bien de retrouver le niveau national, le Besançon Football ne veut pas se précipiter : « Évidemment qu’on veut lutter et être là dans la dernière ligne droite, on est des compétiteurs. Mais on ne va pas griller les étapes, le plus important c’est de construire un projet de club solide et axé sur notre formation », assure-t-il.





























