
Le rond-point de Beure sans camions…ou presque ! Hasard du calendrier ou coïncidence, aucune congestion de circulation le 7 janvier entre Tarragnoz et la côte de Larnod, là où habituellement il faut souvent une vingtaine de minutes chaque matin pour franchir les quatre kilomètres. L’arrêté d’interdiction du transit des poids lourds (PL) sur la RN 83 semble porter ses fruits. Traverser la route nationale devient désormais possible pour les riverains. » Mes vaches qui pâturent au bord de la route, s’ennuient ferme depuis qu’elles ne peuvent plus voir passer les camions », constate avec humour Thierry Maire du Poset, maire de Rennes-sur-Loue et également agriculteur.
Informer, prévenir et sanctionner
Pour la douzaine de gendarmes de l’EDCF (Escadron Départemental de Contrôle des Flux – ex EDSR) et les quatre agents du contrôle des transports routiers de la DREAL, l’objectif était de veiller au strict respect de l’arrêté d’interdiction de transit effectif depuis le 1er janvier.

Jennifer Rousselle, directrice de Cabinet du Préfet du Doubs était présente sur l’aire de contrôle dans un froid glacial. « Nous nous attachons pendant ces premiers jours de l’année à la sensibilisation des conducteurs routiers afin de les inciter à changer leurs habitudes ». Pour autant, le capitaine Romain Houliez, patron de l’EDCF du Doubs, n’a pas hésité à demander aux gendarmes de sanctionner les comportements de mauvaise foi par une amende de 90€ et le retrait de trois points sur le permis de conduire (cette dernière sanction n’ayant aucun effet sur les conducteurs polonais ou lituaniens, ndlr). Les contrôles vont s’intensifier ces prochains mois sur cet axe sensible.
Les transporteurs français très majoritairement en règle

Au cours de la matinée du 7 janvier, les gendarmes et la DREAL ont contrôlé 58 Poids Lourds dont 33 étaient en infraction à l’arrêté préfectoral. Les gendarmes ont procédé à 18 verbalisations.
Selon le capitaine Romain Houliez, la très grande majorité des infractions ne concernaient pas les transporteurs français. Le travail de concertation avec les professionnels du transport routier de marchandises a permis de régler les difficultés liées au trafic local ou régional. L’arrêté ne concerne pas les camions de plus de 7,5 tonnes dont les lieux de chargement/déchargement sont situés sur les départements de l’Ain, de la Saône-et-Loire, du Jura, du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire-de-Belfort.
La DREAL estime la réduction du trafic quotidien à quelque 700 PL/jour, soit le tiers du trafic PL entre Bersaillin (A39) et École-Valentin (A36). Cette concertation a intégré également le tissu des entreprises situées dans les 6 départements considérés de desserte locale. Au final, quand le dialogue s’établit entre les riverains, victimes de trop de nuisances, et les professionnels de la route garants de l’activité économique, les solutions pragmatiques existent, les services de l’État en ont apporté la preuve.

































