
Licenciée au club bisontin depuis une quinzaine d’années, Florie Vidberg a remporté l’épreuve avec 140,33 mètres parcourus en dynamique sans palmes. Une performance remarquable pour celle qui avait déjà été championne de France en 2019 et vice-championne de France en 2024.
La victoire d’une jeune maman
Cette victoire avait une saveur particulière pour l’athlète, qui revient tout juste à la compétition après la naissance de son enfant il y a quelques mois seulement : « Je suis fière. Ça me tient à cœur de montrer que l’on peut avoir un enfant et revenir à la compétition. Ce n’est pas une fatalité », confie la jeune maman.
Maman « solo », l’apnéiste doit d’ailleurs jongler entre vie de famille et entrainements. Un équilibre difficile à trouver mais particulièrement important pour Florie : « Je m’entraîne une ou deux fois par semaine, selon le temps que j’ai. C’est compliqué d’être disponible, mais je veux montrer qu’on peut être compétitive et être maman. C’est important ».
L’apnée une discipline de « self care »
Pour l’apnéiste bisontine, la discipline est avant tout un moment de concentration et de recentrage personnel : « quand je suis en apnée, c’est mon moment à moi. Je me recentre sur moi », explique-t-elle.
En plus des entraînements en piscine, indispensables pour la compétition, Florie Vidberg comme de nombreux apnéistes, pratique le yoga et la sophrologie. Des disciplines complémentaires qui l’aident à maîtriser sa respiration et à entretenir la souplesse du corps. La cohérence entre le corps et l’esprit est essentielle dans ce sport. Les apnéistes cherchent notamment à faire descendre leur rythme cardiaque afin de consommer le moins d’oxygène possible : « La gestion du souffle et du mental sont deux facteurs clés en apnée. Il faut savoir appréhender son corps et les signaux qu’il peut nous envoyer ». Ces signaux permettent notamment de contrôler les spasmes qui peuvent apparaître et qui sont consécutifs au manque d’oxygène.
Une discipline ancrée à Besançon
Depuis 2010, la piscine Mallarmé se transforme chaque année, le temps d’un week-end, en écrin pour les meilleurs apnéistes français. Venus des quatre coins du pays, ils s’affrontent sur les épreuves d’apnée dynamique et statique durant deux jours de compétition.
L’événement mobilise une cinquantaine de bénévoles, issus du comité départemental et du Besançon Université Club (BUC). Aujourd’hui, une quarantaine de licenciés pratiquent l’apnée à Besançon et s’entrainent le mardi soir et le jeudi soir.
L’apnée, un sport en plein essor
Au niveau national comme local, l’apnée connaît un véritable essor. Popularisée auprès du grand public par le film Le Grand Bleu, la discipline attire aujourd’hui de nombreux sportifs en quête de sensations et de lâcher-prise : « Certains clubs sont obligés de refuser du monde tellement il y a de demandes », explique Thierry Bertrand, président de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM) pour la région Bourgogne-Franche-Comté.
Une discipline envoutante, qui a de beaux jours devant elle.





























