Besançon. Le BMX Besançon : une nouvelle saison, des champions et de grandes ambitions

Double tenant du titre de champion de France (DN1), le BMX Besançon débute sa nouvelle saison avec quatorze pilotes en catégories Élite et U23. Des compétiteurs qui auront tous à cœur de performer, alors que Besançon accueille les championnats de France cette année et que les premiers points pour se qualifier aux Jeux olympiques seront attribués dès le mois d’août.

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L'équipe officielle du BMX Besançon pour cette saison 2026. Photo DR

Difficile de ne pas banaliser « l’exceptionnel » lorsque celui-ci devient régulier. Au BMX Besançon, les performances des coureurs en 2024 et 2025 ont pourtant permis au club de décrocher le titre de champion de France de première division, deux années consécutives.

« Ça fait trois ans qu’on termine avec un bilan incroyable, notre objectif, c’est de tout faire pour maintenir ça », souligne Stéphane Barroca, président du club. En quatre ans, les pilotes bisontins ont également collectionné les récompenses individuelles. Trois titres de champions du monde d’abord, dont celui de Tessa Martinez (U23), toujours bisontine en 2026 et remplaçante aux Jeux olympiques de Paris en 2024.

À cela s’ajoutent quatre titres de champions d’Europe, dont celui de Mathis Ragot Richard, qui a décroché ce maillot en battant le champion du monde Arthur Pillard et Sylvain André, médaillé olympique à Paris.

Quatorze pilotes en DN1

Cette saison, quatorze pilotes composent l’équipe de Division nationale 1. Derrière Tessa Martinez et Mathis Ragot Richard, on retrouve des visages connus comme Jérémy Rencurel, le Néo-Zélandais Michael Bias, la Néerlandaise Merel Smulders, médaillée olympique à Tokyo, Zian Lemee, Laura Mougey, Nicolas Leyendecker, Mathis Jacquet, Maxence Bey et Baptiste Jupille.

Deux nouvelles recrues viennent compléter l’effectif bisontin : Simon Beaucamp et Dylan Gobert.

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800 000 € pour une nouvelle butte à 8 mètres

Autant de coureurs Élite et U23 réunis pour « créer une émulation » et se confronter à chaque entraînement. « S’opposer dès l’entraînement entre coureurs qui visent les mêmes titres, tout en restant dans la même équipe, permet de se tirer vers le haut. C’est une atmosphère positive qui a fait ses preuves », souligne Arnaud Prétot.

La semaine passée, en ouverture de la saison, les championnats d’Europe à Vérone (Italie) n’ont pas souri aux Bisontins. L’absence d’un travail quotidien sur une butte à 8 mètres s’est fait ressentir. « Ça reste un frein majeur pour notre développement, même si c’est en bonne voie avec la Ville de Besançon. On reste méfiants tant que les premiers coups de pelle ne sont pas donnés, mais cet aménagement permettrait aussi d’avoir un stade à la hauteur de nos ambitions », sourit Stéphane Barroca.

Évalué à 800 000 €, le projet pourrait aussi permettre au stade bisontin d’accueillir des événements encore plus importants.

Les championnats de France, le grand rendez-vous bisontin

En attendant, le calendrier est déjà très chargé pour les Bisontins, avec l’accueil des championnats de France Élite, le grand rendez-vous de l’année, programmé du 3 au 5 juillet 2026 sur la piste du Rosemont. « On attend près de 1 200 pilotes et notre club peut clairement espérer cinq maillots de champion », assume Arnaud Prétot.

Viennent ensuite les championnats du monde à Brisbane (Australie), dans la foulée, puis les premières manches de Coupe du monde permettant d’engranger des points de qualification pour les Jeux olympiques 2028 à Los Angeles.

Déçu de ne pas avoir pu briller aux Jeux olympiques de Paris en 2024, le BMX Besançon compte envoyer un maximum de pilotes dans deux ans aux États-Unis. « Techniquement, il peut y avoir jusqu’à cinq places françaises, et elles peuvent toutes être décrochées par des Bisontins, en plus de Merel et Michael. Ce serait notre rêve absolu », glisse Stéphane Barroca.

Mais l’exceptionnel n’est-il pas devenu une habitude pour le club bisontin ?