
Dans un monde économique en profonde mutation technologique, le rôle des ingénieurs deviendra prépondérant dans le développement des entreprises. La France et notamment la Franche-Comté, dispose de nombreux atouts : des entreprises historiques et innovantes, des écoles d’ingénieurs de très haut niveau. La relation de partenariat entre Schrader Pacific Pontarlier et Supmicrotech en est la démonstration. Ce 13 avril, Pascal Vairac, directeur de Supmicrotech et Damien Tournier, PDG de Schrader Pacific Advances Valves ont reconduit leur partenariat pour la 4ème fois.
La France a besoin de 40 000 ingénieurs. Les entreprises industrielles ont besoin de plus de compétences pour avancer dans l’innovation, la recherche et l’adaptation des outils de production. Elles doivent également faire face au renouvellement des classes d’âge.
10% des salariés de Schrader Pacific Pontarlier sont des ingénieurs
Pour Damien Tournier, le partenariat avec Supmicrotech est une évidence. « 20% des 35 ingénieurs de l’entreprise sont issus de Supmicrotech et nous accueillons une trentaine de stagiaires de l’école d’ingénieurs dans notre unité de Pontarlier ».
Damien Tournier est particulièrement sensibilisé aux besoins de compétences de haut niveau dans l’industrie. Le patron de Schrader est aussi le président de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) du Doubs et vice-président du conseil d’administration de Supmicrotech. Pour autant, le représentant régional des industries métallurgiques agit également dans la formation et l’intégration des opérateurs de base. L’UIMM gère l’École de Production à Palente qui forme des jeunes à partir de 15 ans aux métiers de l’usinage.
Des partenariats avec des PME franc-comtoises
Pascal Vairac dirige l’une des écoles d’ingénieurs les plus réputées en France dans le domaine de la micromécanique. Il entend poursuivre et amplifier la dizaine de partenariats avec les entreprises industrielles. « La relation avec les entreprises ne se cantonne pas aux grands groupes internationaux. Nous agissons au quotidien avec les PME franc-comtoises, y compris dans le domaine de la recherche ». Il cite l’exemple d’une PME d’une centaine de collaborateurs qui a intégré un doctorant issu de Supmicrotech. « Dans les négociations commerciales avec de grands donneurs d’ordre, le souci de l’innovation et de la recherche est un atout pour garantir la pérennité de la relation commerciale » soulignait Pascal Vairac.
« Nous manquons cruellement d’ingénieurs en France »
L’école d’ingénieurs est un exemple unique, un savant mélange entre mécanique, mécatronique et microsystèmes. Les 150 encadrants de l’école accueillent plus de 800 étudiants pour des cursus de trois ans préparant à des postes d’ingénieurs dans les métiers du transport (automobile, ferroviaire, aéronautique et spatial), les métiers de l’horlogerie (20% des diplômés s’orientent vers cette filière d’excellence, notamment en Suisse). La formation pluridisciplinaire permet également aux jeunes étudiants de s’orienter vers les métiers de la chimie, du biomédical ou de l’énergie.
Supmicrotech dispose de plateformes de haute technologie mises à disposition des entreprises dans leur programme de recherche et d’innovation. L’école est également partenaire privilégiée de l’institut FEMTO-ST en collaboration avec l’Université Marie & Louis Pasteur.
« Le partenariat avec les entreprises s’intègre dans notre volonté de développer le vivier des étudiants. Nous manquons cruellement d’ingénieurs en France » insiste Pascal Vairac.





























