Football. National 3 : Un sprint final à différents enjeux pour les clubs du Doubs

Le nul entre Pontarlier et le Racing Besançon (0-0) conforte les Haut-Doubistes dans leur maintien mais freine les Bisontins dans la course à la montée, tandis que le Besançon Foot se dirige vers une relégation.

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© Lubin Julienne

À quatre journées de la fin, la saison de National 3 entre dans son sprint final pour les clubs du Doubs. Lors de la 22ejournée, le nul entre le Racing Besançon et le CA Pontarlier (0-0) n’arrange personne dans la course au haut de tableau, tandis que le Besançon Football, battu par Ivry (0-3), semble condamné à la descente.

Un derby sans vainqueur

Samedi 11 avril, au stade Paul-Robbe, Pontarlier et le Racing se sont neutralisés au terme d’un match engagé mais sans but. Un résultat frustrant pour les deux formations, même si chacune a eu ses temps forts. « C’était un très bon match de National 3 avec beaucoup d’intensité », analyse Jérôme Monnier, entraîneur bisontin. Son homologue pontissalien, Jean-Luc Courtet, regrette de son côté un manque d’efficacité : « On a eu de très belles occasions que l’on n’a pas su concrétiser, je pense qu’on méritait de gagner ».

Le Racing freiné dans sa course

Quatrième avec 38 points, le Racing Besançon reste dans la course à la montée, même si son destin ne lui appartient plus. Après une belle dynamique enclenchée cet hiver avec 10 matchs sans défaites pour environ deux points pris par match, les Bisontins ont marqué le pas ces dernières semaines. La défaite à Sochaux (3-2), puis ce nul à Pontarlier font mal et freinent leur élan, alors même qu’ils avaient relancé la course en battant le leader Troyes 2. « Forcément nos chances se réduisent, mais on va jouer le coup à fond ! », assure Jérôme Monnier. Il ajoute : « Si on doit avoir des regrets, c’est sur nos 7 premiers matchs de la saison où l’on prend seulement 8 points ». Même si la première place semble se dessiner pour Troyes (44 points), le Racing Besançon, qui a pourtant battu le leader à l’aller comme au retour, peut encore rester dans la course. Dans son sprint final, les Bisontins devront enchaîner les bonnes performances face à des concurrents directs comme Jura Dolois (3e à égalité de points) ou Thonon Evian (5e), en passant par un déplacement chez la réserve de Strasbourg (10e) avant de terminer leur saison à Torcy (9e). Cela en espérant les contre-performances de Troyes 2 et du FC Chalon, deuxième avec 40 points.

Une saison déjà réussie pour Pontarlier

Du côté du CA Pontarlier, les Haut-Doubistes ont quasiment assuré leur maintien avec 32 points. Et ce, malgré un début de saison compliqué : « On s’est fait peur sur les quatre premières rencontres, où l’on ne gagne que deux points, mais on s’est rassuré ensuite notamment avec une belle série de dix matchs sans défaite », souligne le coach qui a dépassé la barre des 800 matchs en tant qu’entraîneur du CAP. Une saison déjà réussie pour l’entraineur fier de faire respecter l’identité formatrice du club : « Sur le onze de départ contre le Racing, on avait huit joueurs formés au club. Plusieurs jeunes du club ont su s’imposer dans l’effectif cette saison ». Les pontissaliens ont à cœur de bien terminer : « Il y a des choix qui seront faits pour aider la R1 et la R3 à se maintenir dans leur championnat, mais le but c’est de terminer en beauté. »

Le Besançon Foot presque relégué

La situation est bien différente du côté du Besançon Football. Derniers avec 13 points, à 11 points du premier non-relégable, les Bisontins sont trop en retard pour espérer se maintenir. La lourde défaite face à Ivry (0-3) lors du dernier match, un concurrent direct, scelle presque définitivement leur sort. « Il faut être lucide, on ne peut plus espérer se maintenir », reconnaît l’entraîneur Romain Pongeant. Arrivé en janvier pour tenter de sauver une équipe déjà en grande difficulté, Romain Pongeant avait pourtant réussi à relancer la dynamique en début d’année. Avant de replonger, avec cinq défaites lors des cinq derniers matchs : « Pour durer sur toute une saison, on est trop limité en termes de profondeur de banc et de qualité de joueurs », analyse-t-il. Désormais, il s’agit surtout de sauver l’honneur sur les dernières journées, avant une relégation en Régional 1 qui semble inévitable.