Quiconque aime lire régulièrement des articles de presse anciens finira tôt ou tard par tomber sur des informations similaires. Dans le journal Le Petit Comtois, nous avons découvert à plusieurs reprises des avortements clandestins en Franche-Comté à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Nous étions alors bien avant la loi Neuwirth (1967) rendant la contraception légale. Bien avant aussi la loi Veil (1975) sur l’interruption volontaire de grossesse.
Quelquefois, certains ne voulant pas d’enfant, des infanticides étaient même commis à la naissance. Le 11 juin 1896, à Montbéliard, « deux petites filles qui jouaient au bord de l’Allan, en face la maison Vurpillot, aperçurent depuis une barque un paquet de chiffons qu’elles attirèrent à la rive » (n°4650, p. 2.), explique l’auteur anonyme d’un article publié dans l’édition du 14 juin 1896 du journal Le Petit Comtois, avant de poursuivre : « C’étaient des vieux linges entourant un morceau de flanelle dans lequel se trouvait le cadavre d’un enfant dans un état de décomposition assez avancé. La police prévenue fit transporter le petit cadavre à l’hospice. D’après le rapport du médecin qui procéda à l’autopsie, il résulte que l’enfant était du sexe féminin, avait vécu et qu’elle a été jetée à l’eau deux ou trois jours après sa naissance. » Horrible ! Pire encore, le bébé « a dû séjourner plusieurs semaines dans l’eau » avant d’être trouvé. Dans ce cas, l’auteur des faits voulait probablement se débarrasser de son bébé.
Autrefois aussi, tout n’était pas rose et des crimes abominables étaient perpétrés. Une découverte qui marqua sûrement aussi les deux fillettes qui la firent.
































