La Ville de Pontarlier s’est réunie lundi 8 juin pour honorer la mémoire des soldats morts pour la France en Indochine, sur le monument aux Morts de l’Hôtel de Ville. « La guerre d’Indochine, n’étant pas un conflit conventionnel, l’opinion française, marquée par la Seconde Guerre mondiale, s’en est totalement désintéressée. 260 000 hommes ont été engagés dans des conditions difficiles dans tous les domaines », rappelle l’Union nationale des combattants. « Le 8 juin 1980, le corps du soldat inconnu d’Indochine était inhumé parmi les morts de la Grande Guerre, à Notre-Dame-de-Lorette. Aujourd’hui, au mémorial de Fréjus et partout où flottent nos trois couleurs, la France honore ceux d’Indochine et la bravoure de ses armées. Derrière cette tombe sans nom, ce sont des dizaines de milliers de destins qui se dressent. […] Entre 1945 et 1954, 83 300 d’entre eux sont morts pour la France. 12 000 étaient légionnaires, plus de 15 000 venaient d’Afrique, et 27 000 d’Indochine […] Sur les 40 000 soldats faits prisonniers, près de 30 000 ne sont jamais revenus », souligne le sous-préfet de Pontarlier, Nicolas Onimus, lisant le message de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées.
De nombreuses gerbes ont été déposées avant un discours du maire de Pontarlier, Patrick Comte. « Aujourd’hui, nous nous réunissons pour commémorer un chapitre essentiel de notre histoire. Souvent méconnu, ce conflit de 8 ans a été le théâtre d’une lutte acharnée d’un peuple face à la colonisation. Leur détermination à défendre leurs droits est une preuve de résilience humaine. Le conflit n’est jamais la solution. Nous devons préserver le dialogue et la paix ».



























