Comment est né ce projet fou de tour du monde à vélo ?
Depuis que j’ai 12 ans, j’ai envie de voyager et j’ai toujours eu ce projet de tour du monde en tête. A 18 ans j’ai réalisé ma première expérience : partir à vélo en Espagne et sans argent. A l’époque, les applications pour dormir chez les gens n’existaient pas donc j’ai toqué aux portes pour trouver de quoi manger et me loger. Ça a été une super expérience. J’ai refait quelques voyages, ces fois-ci avec un peu de budget.
Pourquoi le vélo ?
Quand j’étais plus petit, on faisait déjà du stop avec mon papa. J’avais adoré l’expérience. C’est devenu de plus en plus compliqué, surtout à l’étranger. J’ai pensé aux transports en commun mais le vélo est vraiment la meilleure option pour moi car il favorise la rencontre.
Quel sera votre itinéraire ?
Je pars le 20 juillet prochain faire le tour du monde à vélo sur une période estimée de 9 ans. J’ai construit mon parcours selon plusieurs critères : déjà la météo. J’ai essayé de traverser les pays en essayant de passer aux meilleures périodes. J’ai dû aussi construire mon parcours selon la durée des Visas. J’ai enfin cherché dans chaque pays les lieux emblématiques à voir et à visiter. J’ai calculé mon tracé en prévoyant environ 50 kilomètres par jour pour avoir le temps de visiter et de me reposer si j’en ai besoin. C’est pour ça que mon tour du monde prend pas mal de temps. Mais c’est totalement voulu. Je veux prendre le temps de savourer. Ce tour du monde se découpe en deux parties. Une première partie avant l’Australie durant laquelle je vais traverser l’Europe, l’Afrique du Nord et de l’Ouest et l’Amérique du Sud. Puis une deuxième partie après l’Australie.
Pourquoi cette coupure en Australie ?
En Australie je me laisse un temps pour travailler et gagner un peu d’argent pour pouvoir poursuivre le tour du monde à travers l’Asie. Je n’ai pas réussi à me faire connaitre assez pour avoir des sponsors et des revenus liés aux réseaux sociaux. Aujourd’hui, j’ai économisé de l’argent en travaillant pendant trois ans. Aujourd’hui j’ai assez d’argent pour faire la moitié du tour du monde.
Physiquement comment vous préparez-vous pour ce tour du monde ?
J’ai toujours fait du sport. Je fais pas mal de course à pied et forcément un peu plus de vélo en ce moment. Mais je ne suis pas un entrainement spécifique, à force de faire 50 kilomètres par jour, je pense que mon corps va s’adapter avec le temps comme lors de mes autres périples où j’étais habitué au bout d’une semaine. Mais 4000 mètres d’altitude, c’est aussi totalement différent… on verra bien !
Qu’allez-vous allez emporter pour ces neuf ans de périple ?
Deux sacoches arrières, deux sacoches avant sur mon vélo dans lesquelles j’aurai ma tente, un matelas, un oreiller, un sac de couchage, un réchaud, une casserole, un filtre à eau, des médicaments et des habits. Tout est en format minimaliste. Le but est d’être le plus léger.
Votre voyage revêt aussi une dimension pédagogique…
J’ai cherché à contacter des hôpitaux pour soutenir les enfants atteints du cancer car ma cousine est décédée à 23 ans des suites d’un cancer et c’est une cause qui me tient particulièrement à cœur. Aujourd’hui, les traitements et les méthodes de soins ont évolué, les patients peuvent rentrer plus facilement chez eux. Donc pour avoir un suivi sur un projet aussi long que le mien, c’est compliqué. Je me suis donc redirigé sur un projet avec les enfants de l’école de Danemarie-sur-Crète. Les enfants ont acheté un doudou et ils l’ont décoré avec des bracelets. Il me suivra pendant le voyage et l’école aura une photo de lui dans chaque pays visité. À travers ce doudou, les enfants voyageront indirectement à mes côtés, s’identifiant pleinement au voyage et devenant de vrais co-explorateurs. Je communiquerai aussi régulièrement avec les classes, pour permettre aux enfants de poser leurs questions sur les pays traversés, les cultures rencontrées et les défis du voyage. Je partagerai avec eux des photos, anecdotes et découvertes sur chaque pays. Mon périple sera une véritable leçon vivante. Je souhaiterais aussi aller dans les écoles des pays que je visite pour créer des passerelles et partenariats avec d’autres écoles du monde, que les enfants puissent échanger entre eux, découvrir de nouvelles cultures. Et les enfants grandiront aussi à travers mon voyage. C’est vraiment une fierté pour moi.
Pour les autres curieux, comment peut-on suivre votre projet ?
J’ai une page Facebook sur laquelle je vais publier des vlogs tous les 3/4 jours pour raconter mon voyage. Sur Instagram je vais faire des stories et des publications avec des photos de paysages, et sur TikTok ça sera des réels postés. Tout sera différent sur chaque plateforme.































