Pouvez-vous nous présenter l’association « Parlons Démocratie » ?
« Parlons Démocratie » est une association qui est née pendant la période du covid, à l’initiative de fonctionnaires, de parlementaires et de professeurs d’université. L’idée était de rapprocher les citoyens, plus particulièrement le public scolaire de la démocratie en leur permettant d’échanger directement avec des professionnels issus du monde du Parlement, de la Justice, des Institutions Européennes, et de pouvoir aborder avec ces personnalités des thématiques en lien avec l’État de droit, le fonctionnement des Institutions juridiques et européennes. L’objectif est que les jeunes disposent des outils qui leur permettent de bien comprendre le monde dans lequel ils évoluent pour qu’ils puissent pleinement exercer leur citoyenneté. Depuis 2020, l’association bénéficie de l’agrément du ministère de l’Education Nationale avec lequel nous sommes partenaire.
Quelles sont les personnalités qui sont déjà intervenues auprès de jeunes dans le cadre de « Parlons Démocratie » ?
Il y a un certain nombre de grands témoins qui participent à la banalisation autour du fonctionnement des institutions et de l’enjeu démocratique. Nous avons notamment Nicole Klein qui est Préfète honoraire, Jean-Pierre Bel qui est l’ancien président du Sénat, Yves Charpenel qui est ancien avocat général près de la Cour de Cassation ou encore François Mollins qui est venu à Besançon réaliser un grand témoignage dans le cadre de la signature de la convention de partenariat. Ce sont des personnalités qui sont soit issues de la fonction publique, soit se sont retirées de la vie politique car l’idée est toujours de garder cette stricte neutralité au niveau des interventions.
Avez-vous également des interlocuteurs au niveau local ?
Oui, au niveau local c’est encore plus parlant car on peut mettre en relation des interlocuteurs des institutions locales avec le public local. L’idée est de rapprocher les jeunes ruraux de Franche-Comté des décideurs qui exercent au niveau de leur territoire. Donc c’est tout à fait envisageable qu’un procureur ou un ancien parlementaire de circonscription se rende auprès d’une classe. On a également des fonctionnaires préfectoraux qui peuvent intervenir pour présenter les grands enjeux de leur travail.
A l’approche des échéances électorales, envisagez-vous de mettre en place des animations sur les élections ?
Le projet « Parlons Elections » est en train de se constituer. Il va s’adresser aux primo-votants et aux élèves de terminale. L’objectif est avant tout de donner aux jeunes des outils pour faire face aux risques d’ingérence, de désinformation pour qu’ils puissent disposer de l’ensemble des outils pour se renseigner sur le sujet et exercer pleinement leur rôle de citoyen. Les intervenants seront là pour sensibiliser les jeunes mais dans un souci absolu de neutralité politique. Une plateforme numérique va être mise à disposition des enseignants pour leur donner accès à des ressources et des contenus pédagogiques afin d’aborder le sujet des élections.
Quels sont les premiers retours que vous avez sur les interventions ?
On a des retours très positifs. Les jeunes comprennent mieux comment fonctionne la démocratie. C’est à dire qu’à la suite d’une intervention de « Parlons Démocratie », ils vont avoir une meilleure approche de ce que sont les institutions parlementaires et de comment fonctionne le système judiciaire français grâce à une approche concrète. Cela contribue à faire d’eux des citoyens éclairés et éclairants.
Proposez-vous d’autres animations aux établissements scolaires ?
Oui, les formats sont adaptables et variés. Nous proposons des modules de simulation de procès, de réécriture de règlement intérieur et de simulation de débats parlementaires. Les élèves travaillent par exemple sur une proposition de loi fictive qui a été rédigée par des vrais administrateurs. Derrière, les professeurs et les élèves proposent des amendements qui sont discutés lors d’une grande restitution et ensuite nous co-construisons ensemble une proposition de loi.
Concrètement, comment doivent s’inscrire les enseignants qui souhaitent faire appel à l’association ?
C’est extrêmement simple. Les professeurs intéressés peuvent se rendre sur le site de « Parlons Démocratie ». Il y a une rubrique pour solliciter une intervention. Ils choisissent la thématique souhaitée : Europe, Parlement, Justice, Démocratie locale, ou Elections ainsi que la période. Derrière, nous les mettons en relation avec le bon interlocuteur. C’est entièrement gratuit et ouvert aux classes de primaire jusqu’à l’enseignement supérieur.





























