
Un championnat qui évolue
La ligue Butagaz Énergie adopte cette saison une nouvelle formule. Douze clubs (au lieu de 14) s’affronteront au cours de 22 journées aller/retour avant des finalités pour un enjeu sportif plus intense et plus lisible. Jérôme Delarue, le coach de l’ESBF souligne que « cette nouvelle organisation va nécessiter un ajustement de la stratégie du club » et Laurent Sénécat, le nouveau président de l’ESBF insiste « notre objectif est clair. Nous devons terminer la saison 2026-2027 dans les 4 premières places pour retrouver la compétition européenne ».
Une équipe 1ère associant pros et joueuses issues du centre de formation
Le lancement de la saison 2026-2027 a été l’occasion pour Jérôme Delarue, le coach de l’ESBF de fixer les objectifs sportifs et présenter le nouveau collectif de la saison. « Nous allons remettre Besançon sur la carte européenne…j’ai mal vécu la dernière saison, nous allons changer certaines méthodes autour d’une équipe forte physiquement et solide mentalement ». L’ESBF est repartie avec une 8e place la saison dernière.
Quatre nouvelles joueuses intègrent l’équipe
Juliette Faure retrouve Besançon après 3 saisons à Brest. Elle est un pur produit du centre de formation bisontin, où elle a passé 6 ans.
Âgée de 27 ans, l’ESBF accueille une nouvelle gardienne de but. Ophélie Tonds est une gardienne explosive. Âgée de 27 ans, elle rejoint Besançon après un passage à Metz, sa ville d’origine.
Une jeune brésilienne de 23 ans arrive en Franche-Comté. Luara Bastos a été choisie pour sa vitesse et sa qualité de finition.
Julie Holm est une joueuse danoise de 25 ans. Elle évolue depuis 2024 au Thüringer HC dans le championnat allemand où elle a remporté l’EHF European League en 2025.
Pauline Robert, 6ème saison capitaine de l’équipe Pro

Elle assume avec brio son rôle de capitaine. Exemplaire au quotidien, elle impose son leadership naturel. Originaire de Haute-Saône, à près de 30 ans, elle maîtrise à merveille son poste de pivot et connaît tous les détails de l’ESBF.
8ème budget du hand féminin français

« Le bon indicateur financier est le poids de la masse salariale » souligne Laurent Sénécat. « Dans le hand féminin, il représente souvent 50% du budget total des clubs. À Besançon, nous y consacrons 1,1 million d’euros. Nous sommes loin des poids lourds comme Brest dont la masse salariale pèse 4,5 M€, Metz ou même Dijon ». Toutefois, la performance sportive de l’ESBF est meilleure que son poids financier.
Laurent Sénécat compte sur les partenaires privés pour augmenter la capacité budgétaire du club. « L’ESBF peut rayonner au niveau européen, c’est un atout d’attractivité du territoire bisontin et de toute la Franche-Comté ».
160 partenaires privés et les institutionnels au rendez-vous
Ludovic Fagaut, Président de Grand Besançon et Maire de Besançon l’a annoncé « nous allons augmenter notre contribution à l’ESBF de 15% pour atteindre 450 000€ pour cette saison ». Les joueuses de l’ESBF vont également bénéficier d’un nouveau parquet auquel la Ville de Besançon a consacré 230 000€. De son côté, Eric Houlley, 1er vice-président assure le maintien financier de la région, comme le conseil départemental du Doubs. « Nous n’avons pas à rougir de l’accompagnement des collectivités qui sont plutôt mieux présentes pour soutenir l’ESBF » a tenu à préciser Laurent Sénécat.
160 partenaires privés, c’est un succès. À côté des « partenaires maillots » (Samsic Emploi – Super U – Keolis Besançon – Crédit Agricole de Franche-Comté – Clavière – Fromagerie Milleret – Engie Solutions – Hertz – Groupe Chopard), de nombreuses PME et groupes industriels sont présents, souvent depuis longtemps, aux côtés de l’ESBF.
Ce 27 août, on sentait un parfum de fébrilité chez les joueuses et le staff de l’ESBF, mais aussi la mobilisation des partenaires. Le club est à nouveau sur le chemin des performances françaises et européennes, une façon de contribuer activement au rayonnement et à l’attractivité de Besançon.
Yves Quemeneur































