Région. L’enseignement catholique partout présent en Franche-Comté

Le 18 septembre 2026, Didier Chauvin, Directeur interdiocésain de l’enseignement catholique faisait le point sur la rentrée scolaire 2026-2027 de l’enseignement privé sous contrat.

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Conférence de rentrée à l'interdiocèse de l'enseignement catholique de Franche-Comté avec Damien Lavallée, Secrétaire général de l'OGEC, Carole Charpin-Roux, Directrice adjointe en charge du second degré, Didier Chauvin, Directeur interdiocésain de Franche-Comté et Noémie Chavanes, Directrice adjointe en charge du premier degré ©YQ

24 100 élèves accueillis dans 113 écoles, collèges et lycées

La baisse démographique affecte toute la chaîne éducative. L’enseignement catholique n’y échappe pas. « Les effectifs restent globalement stables dans le milieu urbain, nous notons une diminution de 550 élèves pour cette rentréeprincipalement dans les zones rurales de Haute-Saône et du Jura. Elle affecte plus le second degré » a précisé Didier Chauvin.

Les enfants scolarisés dans l’enseignement catholique en Franche-Comté sont encadrés par 2 000 enseignants et 1 500 personnels (assistants d’éducation, personnels de cantine, de périscolaire, d’entretien des locaux et d’administration). On compte 51 écoles (maternelles et élémentaires), 34 collèges, 19 lycées et 3 structures spécialisées. 953 élèves suivent un enseignement agricole.

« Excellence Pro Franche-Comté »

La structure CFA de l’enseignement catholique, dirigée par Antoine Guinand, compte 600 apprentis répartis dans 14 établissements prodiguant 53 formations. Ces formations couvrent l’ensemble des besoins du CAP à BAC+5 avec des taux de réussite importants aux examens.

Un maillage territorial de proximité

C’est l’exigence de l’engagement des trois diocèses de la région (Belfort-Montbéliard, Besançon et Saint Claude). Sur le territoire, seul le collège Saint Just d’Arbois a dû fermer. « Dans le contexte de baisse démographique, l’enseignement catholique de Franche-Comté maintient cette exigence de proximité » insiste Didier Chauvin.

« Tout ce qui n’est pas partagé est perdu »

Ce proverbe d’origine indienne fait référence au don et au partage, des valeurs fortes portées par l’enseignement catholique. « Les enfants sont des personnes uniques en construction. Nous portons une attention particulière à un cadre éducatif sécurisant dans un parcours scolaire global » ont insisté Noémie Chavannes et Carole Charpin-Roux, adjointes au directeur interdiocésain, respectivement en charge du 1er et du second degré.

Transformer les valeurs en actions concrètes

La démarche prospective de l’enseignement catholique se décline en quatre grands chantiers. Promouvoir une éducation intégrale de la Maternelle au post-bac pour « affirmer notre projet et mieux le faire connaître », préserver l’école, « lieu de vie ouvert sur son territoire dans un climat sain et sûr« , valoriser le pacte éducatif et « faire de l’éducation un antidote à l’individualisme », enfin accompagner le projet de vie et « dévoiler l’humanité de chacun ».

Ces valeurs se traduisent dans toutes les actions du quotidien. C’est le cas dans la lutte contre le harcèlement scolaire ou dans le contrôle très strict du profil des personnels du périscolaire. Carole Charpin-Roux note ainsi « nous faisons en sorte d’actualiser tous les trois ans la situation de ces personnels en matière de casier judiciaire ».

Le transport scolaire toujours en négociation

Après la polémique née de la volonté d’harmonisation des transports scolaires par la Région, « la relation s’est apaisée entre le conseil régional et l’enseignement catholique de Franche-Comté. Nous souhaitons une parfaite équité entre les familles dans la liberté de choix de l’enseignement de leurs enfants » a insisté Didier Chauvin précisant que « les négociations sont fructueuses et un futur compromis ne devrait pas avoir d’impact financier pour les familles ».

En conclusion de cette conférence de rentrée scolaire dans l’enseignement catholique, Didier Chauvin a mis en avant « l’exigence pédagogique et l’attention à chaque individu dans un climat de confiance et de bienveillance ».

Yves Quemeneur