Besançon. La politique de sécurité au premier plan pour ce conseil municipal de rentrée

Sécurité, vidéo protection, armement de la police municipale, propreté : le conseil municipal de rentrée de Besançon de ce jeudi 17 septembre a été marqué par plusieurs annonces et débats entre la majorité de Ludovic Fagaut et l’opposition.

59

Le conseil municipal de rentrée du jeudi 17 septembre a donné lieu à de nombreuses joutes verbales entre élus de la majorité et de l’opposition. Les principaux sujets de discorde ont concerné la politique de sécurité portée par Ludovic Fagaut et placée au premier plan par la nouvelle municipalité.

La politique de sécurité de la nouvelle majorité prend forme 

Parmi les rapports discutés lors de ce conseil municipal de rentrée figurait notamment la nouvelle convention entre la police municipale et la police nationale, ainsi que le déploiement de nouvelles caméras de vidéosurveillance.

Cette convention, arrivée à son terme depuis 2024, permet notamment d’organiser l’articulation des actions de la police municipale et de la police nationale sur un territoire donné. Pour l’opposition, son élaboration aurait dû nécessiter plusieurs études préalables qui n’auraient pas été réalisées par la municipalité. Martin Mellion a ainsi questionné le maire : « Légalement, toute nouvelle convention doit donner lieu à un diagnostic préalable et communiqué aux élus. » L’opposition a indiqué envisager un recours auprès du préfet sur ce point. En réponse, Ludovic Fagaut a taclé la politique sécuritaire de l’ancienne majorité sans apporter de précisions sur la forme juridique de la convention : « On ne sera jamais d’accord sur le sujet. Nous, on veut sécuriser le territoire. Ça fait deux ans que vous n’avez rien mis en place, que vous n’avez rien travaillé avec la police nationale. Nous, on le fait.«

La vidéoprotection a également suscité des échanges vifs entre majorité et opposition. Le maire a annoncé le développement progressif de 30 nouvelles caméras, présentées comme « un outil utile et complémentaire aux policiers municipaux« . Interrogé sur le choix des emplacements, l’adjoint à la Sécurité, Jean-Pascal Reyes, a expliqué que « les endroits ont été ciblés avec les services de la police municipale et de la police nationale pour renforcer le maillage, principalement sur les zones de fuite.«

Cinq nouvelles caméras dôme de type « PTZ », offrant une vision à 360°, devraient être prochainement installées. Elles viendront s’ajouter aux 183 caméras déjà présentes sur le territoire de Besançon. Le coût total de cette opération est estimé à près de 400 000 €. Pour la financer, le ministère de l’Intérieur accordera un soutien de près de 200 000 € à la Ville de Besançon.

En parallèle, la Ville a annoncé une évolution des horaires d’éclairage public nocturne dans plusieurs secteurs à compter du 1er octobre. Jusqu’ici éteints de 23 h à 5 h du matin, les lampadaires resteront allumés jusqu’à 1 h du matin. Une mesure justifiée par la municipalité « afin de mieux accompagner les déplacements des usagers et de contribuer à leur sécurité.«

Des ajustements budgétaires et la réhabilitation du stand de tir

La réorientation de certaines lignes budgétaires pour engager la rénovation du stand de tir de Chaudanne, notamment afin de sécuriser les lieux destinés à la formation des agents, a également fait réagir les élus. 95 000 € ont ainsi été débloqués pour lancer la réhabilitation du stand de tir du fort de Chaudanne, destiné notamment à la formation au tir des agents de la police municipale. Jean-Pascal Reyes en a profité pour détailler les premiers éléments concernant la formation des policiers municipaux au port d’armes : « Les agents municipaux suivront une formation de 6 à 8 semaines au port d’armes. » Interrogé sur le coût annuel lié à cet armement, Fabrice Taillard a annoncé une enveloppe de 50 000 € par an.

Autre élément présenté dans la décision modificative budgétaire soumise au conseil municipal : le report de crédits consacrés aux travaux des écoles Vieilles Perrières et Paul Bert, ainsi qu’au gymnase Diderot. Au total, 2,6 millions d’euros de crédits seront reportés sur l’exercice budgétaire prochain. La majorité justifie cette décision par « des aléas de chantier, indépendants de la volonté de la mairie et qui ne permettront pas de réaliser la suite des travaux dans les délais initialement prévus« .

La propreté également au cœur des nouvelles préoccupations

Autre secteur concerné par cette décision modificative : la propreté. Près de 557 000 € de crédits sont prévus, dont 240 000 € pour l’achat d’une nouvelle balayeuse. Près de 220 000 € seront également consacrés au remplacement de matériel et de véhicules destinés aux services municipaux.