Région. Lycées, trains, budget : quels sont les dossiers de la séance plénière des 15 et 16 octobre ?

En amont de l'assemblée plénière du 15 et 16 octobre, Jérôme Durain, a présenté les principaux dossiers de cette dernière entre contraintes financières, lycées et transports.

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Jérôme Durain lors de son point presse du mercredi 14 octobre.

Dans un contexte national marqué par l’instabilité politique et les incertitudes budgétaires, Jérôme Durain entend recentrer les débats sur les compétences régionales. Lors de son point presse, ce mercredi 14 octobre, le président de Bourgogne-Franche-Comté a défendu une ligne tournée vers les préoccupations quotidiennes des habitants : emploi, formation, transports et pouvoir d’achat. « Ce qui est essentiel pour nous, c’est quand même nos politiques publiques », a-t-il rappelé.

L’économie figurera ainsi parmi les principaux sujets de cette assemblée plénière. Le président souhaite notamment mettre en avant les actions régionales en faveur de l’industrie, de l’innovation et de la création d’entreprises. « Notre souveraineté, elle se construit dans nos usines, dans nos laboratoires, dans nos entreprises », a-t-il insisté, défendant la nécessité de produire et de créer des emplois sur le territoire.

Mais ces ambitions se heurtent aux restrictions financières. Selon Jérôme Durain, les régions représentent environ 1 % de la dette publique, alors qu’elles seraient appelées à supporter près de 20 % de l’effort demandé aux collectivités. Après 105 millions d’euros de ressources perdues en deux ans, la Bourgogne-Franche-Comté pourrait subir une nouvelle ponction d’une cinquantaine de millions d’euros. « Ce n’est pas tenable », estime-t-il, dénonçant des exigences croissantes avec des moyens réduits.

Les lycées au cœur des préoccupations

Interrogé sur les mobilisations lycéennes, Jérôme Durain a reconnu la légitimité des inquiétudes exprimées. « Quand la jeunesse s’exprime, je crois qu’il faut l’écouter et il faut l’entendre ». Selon lui, les principales revendications concernent les emplois du temps, le remplacement des enseignants et Parcoursup. Les problèmes matériels existent également, mais ne constituent pas, à ses yeux, la première préoccupation des élèves.

Le président assure néanmoins que la collectivité prendra ses responsabilités sur les questions relevant de ses compétences. Il rappelle que la Région consacre environ 100 millions d’euros par an aux travaux dans les lycées, notamment pour la rénovation énergétique, la sécurité et l’accessibilité. La dotation de fonctionnement des établissements sera également examinée, avec des ajustements liés à l’évolution des dépenses énergétiques. Jérôme Durain souligne par ailleurs que la collectivité intervient lorsqu’un établissement rencontre des difficultés particulières.

Autre conséquence des restrictions budgétaires : la formation professionnelle. Jérôme Durain déplore la suppression de 45 millions d’euros de financements de l’État, entraînant la disparition de plusieurs milliers de places de formation. La Région entend désormais privilégier les compétences fondamentales et les dispositifs facilitant le retour à l’emploi, faute de pouvoir compenser intégralement ces pertes. « On est obligé de faire des choix », résume le président.

Le ferroviaire, autre dossier majeur

Les transports constitueront également un temps fort des débats. Jérôme Durain a notamment évoqué les investissements nécessaires au maintien des lignes ferroviaires de desserte fine du territoire. Sur la ligne Nevers-Lyon, 60 millions d’euros de travaux sont prévus. Le président a défendu les accords financiers négociés pour permettre leur réalisation, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par les voyageurs, notamment en matière de régularité et d’information.

Quant aux fermetures de guichets, la Région souhaite maintenir des solutions de vente physique pour les usagers qui en ont besoin, tout en prenant en compte que le numérique totalise une belle proportion des billets vendus. Un rapport doit être présenté lors de la prochaine assemblée du 13 novembre prochain.

Enfin, interrogé sur les échéances politiques nationales, Jérôme Durain a précisé qu’il ne serait pas candidat à la présidence de la République. Il a également salué la désignation de Raphaël Glucksmann, dont il soutient la candidature. Pour autant, le président entend concentrer son action sur les dossiers régionaux, dans un contexte financier qu’il juge particulièrement contraint.