Invité de la semaine. Booder présente son nouveau spectacle à Villers-le-Lac

Après le succès de “Booder is back”, l’humoriste revient avec son nouveau spectacle “Ah… l’école !”. De l’école de son enfance à celle de son fils aujourd’hui, il brosse avec humour le portrait du système scolaire. Il se produira à la salle des fêtes de Villers-le-Lac le 9 octobre à 20h.

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Booder présentera son nouveau spectacle "Ah... l'école !" le 9 octobre à Villers-le-Lac ©Stéphane Kerrad

Après le succès de votre spectacle “Booder is Back”, vous revenez avec “Ah… l’école !” dans lequel vous dressez le portrait du système scolaire, en comparant l’école de votre enfance et celle de votre fils. Quels sujets allez-vous aborder ?

Je ne vais pas vous spoiler le spectacle [rires]. Je parle un petit peu de tout ce qu’on a rencontré à l’école, que ce soit les fournitures scolaires, la rentrée, les professeurs, leur salaire. Je finis par le harcèlement scolaire où je prends un temps un peu plus émotionnel et moins comique pour parler de ce fléau grave qui touche nos écoles. C’est un spectacle familial. Il n’y a pas de vulgarité. On rigole beaucoup et à la fin, on réfléchit ensemble pour essayer de voir comment on peut combattre le harcèlement scolaire. 

Habituellement, vous faisiez essentiellement des blagues sur le physique, là vous avez décidé de changer de thème…

Je me suis dit que le physique on en avait fait le tour. Je me moquais de la manière dont les gens me regardaient avant que je ne sois connu. J’essayais de combattre cette idée de la “société beaux gosses” dans laquelle on vit où il faut toujours ressembler, tous avoir des formes, tel visage… Cette notion de beau/moche me dérange énormément donc j’en avais fait un spectacle. 

Comment est venu le thème de l’école ?

C’est un thème universel. Quand j’écris un spectacle ou quand je fais un film, j’essaie d’être le plus universel possible. Je n’essaie pas de mettre de côté un certain public. J’essaie de toucher du monde et le thème qui touche tout le monde, c’est l’école, car on y est tous allé. Les critiques qu’on me dit c’est que ce spectacle rappelle des souvenirs d’école, que ce soit pour les plus jeunes comme les plus vieux. 

Comment avez-vous écrit ce spectacle ? Par quoi avez-vous commencé ?

J’ai pris un stylo et une feuille [rires]. Ça a commencé par cette histoire de harcèlement scolaire. Je lisais dans les journaux, les faits divers qui se passaient autour de l’école. Comme j’ai un public assez familial, avec beaucoup d’enfants, de jeunes, d’adultes, je me suis dit que c’était un devoir pour moi d’en parler et de trouver l’angle pour le faire. Je suis papa, j’ai une aura, une écoute. Je suis suivi sur les réseaux sociaux. Faire un spectacle pour faire rire mais sans faire réfléchir, ce n’est pas intéressant pour moi. 

Combien de temps avez-vous mis pour écrire ce nouveau spectacle ?

Je n’arrive pas à compter en temps car il continue toujours de s’écrire. Les soirées se suivent mais ne se ressemblent pas. Je trouve des vannes en live que je reconduis le soir d’après. Sinon pour la base, j’ai mis trois à quatre mois pour l’écrire. J’espère que la tournée ne va pas se terminer. Tant qu’il y a des gens qui viendront voir le spectacle, je continuerai à le jouer.

Vous allez vous produire le 9 octobre à Villers-le-Lac. Êtes-vous déjà venu dans le Haut-Doubs ?

Pas du tout, ça va être une première pour moi. J’ai hâte de rencontrer le public et de connaître cette région.