Balade. Mont d’Or : Entre chalets d’alpage, fleurs d’été et vaches montbéliardes

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le mont d'or doubs
Une histoire vieille de cent ans, des rebondissements, des drames ... L'eau sous le Mont d'Or a rythmé la vie de ceux qui oeuvrent pour elle depuis sa découverte accidentelle en 1912. L'épilogue de son histoire est en vue. Crédit photo : lepetitrandonneur.com

Pour qui aime les grands panoramas, le Mont d’Or est une étape obligée de l’été dans le Haut-Doubs. C’est ici, à 1 463 mètres d’altitude, que le département prend un air de haute montagne. La balade commence du côté de Métabief ou depuis l’un des parkings d’altitude accessibles par la petite route qui grimpe au-dessus de la station. Dès les premiers pas, on quitte le monde des forêts pour celui des pâturages : vastes prairies d’estive, ponctuées de fleurs d’été, de clôtures en bois et du tintement des cloches des vaches montbéliardes.

L’ascension se fait en douceur, par un chemin large qui serpente entre les chalets d’alpage. Le dénivelé est réel, mais le terrain reste accessible pour un marcheur un minimum habitué. On croise parfois un producteur local en plein travail, ou une fromagerie d’alpage où l’on devine la fabrication des fromages d’altitude. De quoi donner des idées pour le casse-croûte de retour.

Une fois sur la crête, la récompense est immédiate : un horizon immense, une sensation d’espace rare. D’un côté, les reliefs jurassiens se succèdent, ondulant jusqu’aux plateaux suisses. De l’autre, par temps clair, la ligne des Alpes se dessine nettement, avec les grands sommets qui accrochent le regard. On marche alors vraiment “sur le balcon” du Haut-Doubs, souvent à quelques mètres seulement de la frontière, matérialisée par des bornes discrètes.

Le sentier de crête, bien tracé, permet de jouer avec la distance : petite boucle familiale sportive en restant sur la partie sommitale, ou itinéraire plus ambitieux en suivant la ligne jusqu’aux extrémités du massif. Par endroits, des barbelés rappellent que l’on est en zone pastorale : on partage le terrain avec les troupeaux, ce qui participe à l’ambiance. Le vent, presque constant, apporte une fraîcheur bienvenue même en pleine canicule, mais mieux vaut emporter une veste légère.

La balade prend une saveur particulière en début ou fin de journée. Au lever du soleil, la lumière rase éclaire les crêtes et les vallées encore plongées dans la brume. En fin de journée, c’est le spectacle du coucher de soleil sur les plateaux, avec les couleurs qui passent du doré à l’orangé puis au violet. Beaucoup de locaux aiment monter pour un simple “coucher de soleil sur le Mont d’Or”, avec un plaid, un sandwich et, parfois, une lampe frontale pour la redescente.

En pratique, cette randonnée s’adresse plutôt aux marcheurs un peu habitués qu’aux familles avec tout-petits, mais reste très accessible en modulant la distance. Chaussures de randonnée obligatoires, chapeau et crème solaire vivement recommandés : sur la crête, l’ombre est rare. En contrepartie, la sensation de marcher à la limite du ciel, sans quitter le Doubs, restera probablement longtemps dans la mémoire de vos lecteurs.

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Repères

Distance (boucle crête “courte”) : 6,5 à 7 km

Durée : 2 h 30 à 3 h

Dénivelé : environ 250 à 300 m

Niveau : facile à modéré (version courte), modéré à soutenu pour le tour complet (jusqu’à 10–15 km)

Départ : parking du Mont d’Or, au-dessus de Métabief