GBM. Ginko : les bons chiffres 2025 ravivent le débat sur la gratuité

Le rapport d'activité de Ginko a été présenté au conseil communautaire de Grand Besançon Métropole, ce jeudi 24 septembre. La fréquentation en hausse n'a pas empêché le retour des débats autour de la gratuité des transports en commun le samedi, fracturant un peu plus une assemblée déjà morcelée.

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Réseau Transports en communs Ginko de Besançon

Bien que positif sur de nombreux aspects, notamment concernant la fréquentation des lignes de bus et des parkings-relais, en forte hausse, le rapport d’activité 2025 de Ginko a ravivé quelques tensions au sein de l’assemblée communautaire. Au centre des débats : la gratuité des transports en commun le samedi, mise en place en septembre 2025 sous l’impulsion de l’équipe d’Anne Vignot.

Une fréquentation en hausse en 2025

Présenté par Patrick Jacques, vice-président en charge des Transports et des Mobilités, le rapport d’activité de Kéolis dresse plusieurs indicateurs positifs. La fréquentation du réseau Ginko a progressé de près de 1,2 % sur l’année 2025, avec une hausse particulièrement marquée sur les lignes de bus, en progression de 3 %. Mais c’est surtout du côté des parkings-relais que la progression est spectaculaire. Leur fréquentation a augmenté de 27 % en 2025, avec un niveau particulièrement élevé pour celui des Hauts de Chazal, dont la fréquentation a progressé de 54 %. Des résultats qui pourraient inciter la collectivité à poursuivre le développement de ce dispositif de mobilité, notamment en direction du Plateau. Autre enseignement positif du bilan présenté par Kéolis, la progression des mobilités douces. Les services de vélos proposés dans le réseau Ginko enregistrent eux aussi une nette hausse de leur utilisation. Ainsi, la fréquentation de Vélocité progresse de 18 %, tandis que celle des VéloParks bondit de 43 %. Une vraie satisfaction qui a rapidement été nuancée par la nouvelle majorité.

« Une différence de traitement » pour les habitants de la périphérie

Pour autant, le vieux débat sur la gratuité des transports en commun le samedi a refait surface. La mesure a notamment été pointée du doigt par la nouvelle majorité et plusieurs représentants des communes périphériques pour expliquer la baisse du bénéfice enregistré par Kéolis en 2025, passé de 2,875 millions d’euros en 2024 à 2,08 millions d’euros en 2025. En première ligne, Catherine Barthelet, première vice-présidente et maire de Pelousey, s’est montrée particulièrement critique envers la gratuité. Selon elle, cette mesure aurait surtout contribué à accentuer les différences entre Besançon et les communes environnantes « de façon durable ». « Cette mesure a créé une vraie fracture entre la ville et la périphérie », a-t-elle notamment estimé, considérant que « la gratuité du samedi ne bénéficie pas aux habitants de la périphérie ». Au-delà du principe même de la gratuité, c’est donc son financement et ses conséquences sur le développement du réseau de transports qui cristallisent les critiques. Pour Catherine Barthelet, les sommes mobilisées pour cette mesure se traduisent par une « privation d’une capacité d’investissement » dans les mobilités à la périphérie de Besançon. Un constat partagé par plusieurs élus des communes périphériques. Le maire de Pouilley-les-Vignes, Jean-Marc Bousset, a notamment pointé « la différence de traitement entre les enfants de Besançon et les enfants des villes alentours, concernant l’accès aux mobilités et donc aux activités ». Le financement de la gratuité est évalué à près de 3 millions d’euros pour la collectivité.

Le cas particulier du Plateau débattu 

Autre sujet évoqué par les élus communautaires concernant les mobilités, celui de la situation particulièrement désavantageuse des habitants du Plateau. L’absence de parking relais et la rareté des lignes de bus obligent les habitants à prendre leur voiture systématiquement pour se rendre à Besançon. Une situation déplorée par le maire de Morre, Hervé Pont, qui a d’ailleurs lancé un pavé dans la marre en demandant qu’une tarification spécifique puisse être négociée pour les habitants du plateau utilisant le train et la ligne des Horlogers, qui relie Besançon à Valdahon. « Aujourd’hui, le ticket de train est affiché à 6 € pour faire Besançon-Valdahon. Il faudrait pouvoir proposer une tarification périurbaine pour les villages du Plateau pour qu’ils ne payent pas 6 € pour aller à Besançon », a-t-il plaidé.