Labergement-Sainte-Marie. Une conférence pour retracer le percement du tunnel du Mont d’Or

Jean Michel, ingénieur de formation, a déjà donné plusieurs conférences sur la construction entre 1910 et 1915 de la ligne ferroviaire internationale de Frasne-Vallorbe. Ce 29 avril à 20h, à la salle des Vallières, il s’attaquera au gros morceau de l’histoire du percement du tunnel du Mont d’Or.

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Le percement du tunnel du Mont d'Or s'est déroulé de 1910 à 1914 ©DR

Après trois conférences données en juillet, août et octobre 2025 sur la construction de la ligne ferroviaire internationale Frasne-Vallorbe entre 1910 et 1915 ainsi que sur la réalisation du grand remblai érigé sur le marais des Granges-Sainte-Marie, Jean Michel, ingénieur de formation, anime une conférence ce 29 avril à 20h à l’Espace des Vallières de Labergement-Sainte-Marie sur le percement du tunnel du Mont d’Or. Un tunnel de 6 km, témoin d’un travail gigantesque. « Avant, la ligne passait par Pontarlier et Jougne, dans les années 1880, il était très compliqué de trouver un raccourci pour aller plus vite et éviter le détour à Pontarlier ». L’occasion de présenter les hommes à l’œuvre sur ce vaste chantier, les méthodes employées, les engins utilisés, mais aussi retracer les péripéties et certains événements majeurs tels que la grève de septembre 1911, les inondations du tunnel en décembre 1912 et avril 1913, la rencontre des galeries le 2 octobre 1913, ainsi que l’opération préalable de triangulation par dessus le Mont d’Or.

« Ce tunnel a la particularité d’être en ligne droite des Longevilles-Mont-d’Or jusqu’à la frontière suisse avant de finir en arc de cercle pour arriver à Vallorbe. Ils ont décidé d’attaquer le tunnel par les deux bouts, nécessitant un gros travail de positionnement », détaille Jean Michel. Il dispose d’une iconographie très importante (1200 sur l’ensemble de la ligne, 400 sur le tunnel), lui permettant de retracer à la semaine près, voire au jour près, le déroulement de ce grand chantier. « Les gens voient passer le train mais sont incapables d’imaginer le tunnel. Il fait partie du décor depuis longtemps mais les habitants ignorent la construction de ces ouvrages, ou alors en ont des bouts partiels ». Contacté par un éditeur suisse, le travail de Jean Michel sur ce percement du Mont d’Or devrait être retranscrit dans un livre.