Sport. Le para-athlète Pierre-Antoine Baele s’installe à Besançon pour viser les Jeux paralympiques de Los Angeles en 2028

Le para-triathlète Pierre-Antoine Baele, 4e aux Jeux Olympiques de Paris 2024, quitte Lille pour Besançon. Il rejoint l’équipe bisontine de la Team Gouroux pour préparer les Jeux de Los Angeles 2028.

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Pierre-Antoine Baele (à droite) et son entraîneur Manu Roux / © Hippolyte Sanseigne

Pierre-Antoine Baele a décidé de changer d’environnement, en quittant son Nord natal. Un choix mûrement réfléchi et motivé par la volonté de réunir toutes les conditions nécessaires à sa progression. « Le but, c’était de trouver un lieu d’entraînement où j’avais tout à proximité. À Lille, je faisais beaucoup de trajet. Il fallait aussi de trouver un groupe pour progresser », explique le para-triathlète.

Le lien avec Besançon s’est noué grâce à sa compagne, également triathlète, qui connaissait déjà Manu Roux (entraîneur), et plusieurs membres de la Team Gouroux. Pierre-Antoine Baele s’est officiellement installé dans la capitale comtoise au mois d’avril. Depuis, son quotidien est entièrement rythmé par son objectif sportif. Il travaille sa nage à la piscine Mallarmé, ses foulées et sa musculation au complexe Léo-Lagrange et fait des sorties vélo du côté d’Osselle : « J’ai tendance à dire que je ne fais pas du triathlon, mais que je vis triathlon », sourit-il. Au bout du compte, ce sont entre 28 et 32 heures d’entraînement qui rythment chacune de ses semaines. Un volume à la hauteur de ses ambitions olympiques.

La team Gouroux pour l’accompagner

Créée en 2022, la Team Gouroux accompagne une quinzaine de triathlètes, principalement semi-professionnels ou amateurs. Le but de l’association est d’offrir un cadre d’entraînement à des sportifs qui ne bénéficient pas toujours d’un accompagnement institutionnel. « Ça m’apporte un cadre différent. Avant, je pouvais m’entraîner quand je le souhaitais. Là, j’ai des horaires, mais aussi l’apport de mon coach, qui connaît très bien le haut niveau », souligne le para-athlète. Pour la team « Gouroux », l’arrivée du nordiste est aussi un vrai plus : « Il nous apporte sa sagesse, parce que c’est le doyen du groupe, mais aussi son expérience des Jeux olympiques. Il accompagne beaucoup les jeunes, il a toujours le mot juste pour les remettre sur la bonne voie », confie son entraîneur Manu Roux. « C’est donnant-donnant, moi aussi ils me poussent à l’entraînement », lui répond Pierre-Antoine Baele. Déjà familier de Besançon grâce aux manches de Coupe du monde organisées dans la ville, il apprécie le cadre de vie offert par la capitale comtoise : « C’est une très belle ville à taille humaine où l’on se retrouve rapidement dans la nature. »

Los Angeles en ligne de mire

« Cette quatrième place aux Jeux Olympiques de Paris 2024 est frustrante forcément, mais je pense qu’elle m’a donné le carburant nécessaire pour repartir de l’avant et faire des choix forts », confie Pierre-Antoine Baele. Les JO de Los Angeles sont devenus une obsession pour le para-athlète, même si la route est encore longue. Le Bisontin d’adoption prendra bientôt la direction de Hambourg pour une nouvelle étape du circuit mondial. « L’idée, c’est d’aller en repérage là-bas pour avoir un maximum d’informations », explique-t-il. La ville allemande accueillera en effet une manche décisive dans le processus de qualification olympique. Les championnats du monde, prévus fin septembre, constitueront le dernier grand rendez-vous de sa saison. Quant à la qualification pour les Jeux, elle débutera officiellement le 15 juin 2027 et s’étalera sur une année. Une concurrence relevée l’attend : « En France, on a beaucoup d’athlètes performants. Dans ma catégorie, on est cinq et il n’y a que deux places ».