Le 12 septembre, le même soir, les deux Doubiennes Marine Bugada (-70 kg) et Noa Roussy (-60 kg) sont devenues championnes du monde de savate boxe à Boulogne-sur-Mer. Pour Marine Bugada, il s’agit d’une deuxième couronne mondiale, après celle obtenue en 2024. Noa Roussy décroche, elle, son premier titre mondial après avoir été sacrée championne d’Europe en 2025.

Deux championnes du cru
Pour la Saint-Vitoise de 28 ans Marine Bugada, cette deuxième couronne mondiale vient récompenser une préparation particulièrement exigeante. Face à la Belge Gwenaëlle Minet, elle a dominé les trois reprises de sa finale. « C’est l’expérience je pense, je savais qu’elle m’attendait donc j’ai essayé de mettre directement de l’intensité. Sinon mon gros atout c’est ma condition physique, alors j’ai essayé de miser là-dessus », explique-t-elle.
De son côté, Noa Roussy a vécu sa première finale mondiale avec beaucoup de tension. « Avant de monter sur le ring, je ne me sentais vraiment pas bien, j’avais beaucoup de stress. Mais au final je me suis vite remise dedans, il y avait tous mes proches dans le public, j’étais obligée de tout donner », raconte-t-elle. Au fil des trois reprises, la Bisontine a pris confiance pour finalement décrocher le titre.
À 26 ans, Noa Roussy poursuit en parallèle sa septième année de médecine et son travail d’interne au CHU de Besançon. Entre les urgences et les entraînements, la savate lui permet aussi de souffler : « Ce n’est pas tous les jours facile, c’est sûr. Aux urgences on est sur-sollicité, donc le soir, le fait d’aller au sport, ça me permet vraiment de tout évacuer ». Une discipline qu’elle a découverte grâce à sa mère et qu’elle pratique depuis plus de 20 ans : « La savate boxec’est très technique et tactique, et ça mobilise l’ensemble du corps, c’est mon jeu préféré ».
Pour Marine Bugada aussi, la passion de la savate est une histoire de famille. Elle a commencé la savate à 13 ans grâce à son père, lui-même boxeur. Une histoire de famille qui dure encore aujourd’hui, puisque son père était présent lors de son sacre : « Il était dans mon coin et formait un binôme avec le coach de l’équipe de France », précise celle qui est aussi professeure d’EPS.
Ensemble jusqu’au sommet
Leur préparation pour ces Mondiaux les a également réunies plusieurs semaines cet été, notamment lors de stages organisés par l’équipe de France. Les deux amies ont pu compter l’une sur l’autre : « On a commencé la boxe ensemble dans le même club, donc on se connaît vraiment depuis que nous sommes toutes petites. On a pu se préparer ensemble cet été, je pense que ça nous a bien aidé toutes les deux d’avoir quelqu’un sur qui compter », raconte Marine Bugada. Les deux championnes sont fières d’où elles viennent : « C’est une fierté de pouvoir représenter toutes les deux la Franche-Comté et de dire que l’on vient les deux d’un petit club (Boxing Club Franois-Serre-Chevigney, ndlr) », souligne Marine Bugada. De son côté, Noa Roussy se souvient de sa réaction en voyant son amie remporter à son tour la finale : « C’est super beau, quand je l’ai vu gagner, j’étais tellement contente. »
Désormais, les deux Doubiennes ont repris le chemin de l’entraînement avec déjà les prochains championnats de France en ligne de mire, où elles viseront toutes les deux un nouveau titre national.





























