Édito. Municipales 2026 : des enjeux à tous les niveaux

66
élections municipales 2026 Doubs
L’année 2026 sera marquante à plus d’un titre, si tant est qu’elle ne le soit pas déjà après l’inimaginable enlèvement du chef — controversé — de l’État vénézuélien, Nicolás Maduro, par les États-Unis. Chez nous, dans trois mois, les Français auront l’occasion de voter pour leur personnalité politique préférée, le maire, à l’occasion des élections municipales prévues les 15 et 22 mars.

Après une période politique sclérosée et dévastatrice pour l’image du monde politique aux yeux des citoyens, ces élections et le droit constitutionnel qui en découle apparaissent plus que jamais nécessaires pour permettre à chacun de s’exprimer… en modifiant toutefois certaines habitudes des administrés.

Dans un département où 80 % des communes comptent moins de 1 000 habitants, le nouveau règlement supprimant le panachage – cette possibilité de rayer certains noms sur le bulletin de vote – tout en imposant l’obligation d’une parité stricte, sont perçus comme deux contraintes supplémentaires pour un exercice déjà victime d’une crise des vocations. Dans les communes plus peuplées, bon nombre de maires choisissent de passer la main, à commencer par Patrick Genre, premier édile de Pontarlier depuis 1999, la « capitale du Haut-Doubs ».

Même constat à Montfaucon, où Pierre Contoz, maire depuis 2001, ne se représentera pas, ou encore à Serre-les-Sapins, où Gabriel Baulieu, élu depuis 1989, fut l’un des grands artisans de la création de Grand Besançon Métropole. Un changement d’ère ? Pas seulement.

À Saône, Benoît Vuillemin a annoncé qu’il ne briguerait pas un second mandat. Même décision pour Georges Côte-Colisson, élu à Doubs en 2020, tandis qu’à Villers-le-Lac, Dominique Mollier se retire après deux mandats. Toutefois, près de 20 % des électeurs du Doubs seront concernés par une seule élection : celle de la capitale comtoise. Dans un département où le nombre de voix recueillies par la droite demeure solide, voire majoritaire, au fil des scrutins, et où l’extrême droite ne cesse de progresser, le bastion socialiste et écologiste bisontin vacille, tremble, mais ne cède pas depuis plus de 75 ans.

Six ans après des élections organisées en plein cœur de la crise sanitaire, ce retour aux urnes devra également démontrer que le record national de 58,4 % d’abstention relevait de l’exception. Pour cela, il faut compter sur des électeurs soucieux de participer activement à la vie publique. À tous les niveaux, les enjeux de ces élections municipales de 2026 sont déterminants.

Chaque habitant a jusqu’au 4 février sur internet et jusqu’au 6 février en mairie pour s’inscrire ou vérifier son inscription sur les listes électorales.