Édito. Quand un combat écologique booste l’économie

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Casserole Inox

Le combat contre les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, plus communément appelées PFAS, concerne désormais l’ensemble de la société.

Si le premier texte de loi appliqué au mois de septembre 2025 a suscité de nombreux débats quant à son impact, jugé « très décevant » par certains défenseurs de l’environnement, d’autres acteurs politiques s’activent au niveau local pour « prendre les devants », à l’instar de Grand Besançon Métropole.

Bousculé ces derniers mois par une étude révélant la présence de PFAS dans l’eau de l’agglomération, Christophe Lime, vice-président en charge de la gestion de l’eau sur GBM, a rapidement désamorcé la polémique avant d’annoncer une grande étude en partenariat avec l’université Chrono-environnement afin de rechercher l’origine de ces « PFAS locaux » et d’échanger avec les acteurs pour stopper « à la source » ce problème, en lien avec nos pratiques industrielles, agricoles et commerciales qui remontent parfois à des décennies, les joies de vivre sur un sol karstique.

Mais dans l’esprit de nombreux observateurs, combattre les PFAS reviendrait donc à nuire aux acteurs économiques du territoire, en restreignant leurs pratiques au nom de la préservation de l’environnement…

Un débat qui mériterait bien plus qu’un édito pour y répondre, mais auquel vient surtout de s’ajouter une actualité récente et réjouissante : l’entreprise Cristel, fabricant d’ustensiles de cuisine haut de gamme en inox depuis plus de 40 ans, a vu sa production boostée, notamment grâce à cette prise de conscience autour des PFAS. À cela s’ajoute le retour en vogue de la cuisine depuis la crise sanitaire.

L’engouement autour des produits de l’entreprise installée à Fesches-le-Châtel, près de Montbéliard, est tel que le fabricant a annoncé l’ouverture d’une nouvelle ligne de production d’ici à 2028.

Un nouvel atelier a été racheté fin janvier, avec un bâtiment d’un peu plus de 3 000 mètres carrés situé à 200 mètres du site historique. Une écologie au profit de l’économie, en voilà une belle recette pour l’avenir.