La bêtise humaine est vraiment intemporelle ! Certains actes de nos ancêtres étaient particulièrement stupides. Ce fut le cas le 20 avril 1896 à Novillars, vers Besançon. Ce jour, « deux ouvriers s’amusaient ensemble », raconte un rédacteur anonyme du journal Le Petit Comtois dans l’édition du 23 avril 1896.
L’auteur de l’article poursuit : « L’un d’eux prit une corde et fit un nœud coulant qu’il passa au [cou] de son adversaire, et, tirant, le nœud se serra si bien que peu s’en fallut que l’on se trouvât en face d’un homicide, car on eut grand’peine de rappeler à la vie celui qui a été dupe de la farce. Avis à ceux qui font des plaisanteries de mauvais goût. » (Le Petit Comtois, 23 avril 1896, n°4599, p. 3).
Le cas n’est pas unique. À Héricourt (Haute-Saône) en 1902, un scénario similaire se déroula. « Un jeune homme de notre ville se trouvant en compagnie de quelques amis qui causaient de pendaison, ce jeune homme [eut] la curiosité de se placer une corde avec nœud coulant au cou et de se pendre (pour rire), heureusement ses amis voyant le visage de notre homme se contracter, s’empressèrent de le tirer de cette mauvaise position ; il en sera quitte pour un [torticolis] de quelques jours, mais il jura bien qu’il ne recommencerait pas de sitôt cette dangereuse expérience. » (Le Petit Comtois, 7 octobre 1902, n°6913, p. 3. À retrouver dans : Top 50 des gags et des gaffes de nos ancêtres comtois, éditions Cêtre, 2024, p. 35).
Dans ces deux cas, ils eurent beaucoup de chance d’en sortir vivant. À ne pas reproduire, bien sûr !































