Aimez-vous le cirque ? Certains de nos ancêtres de la fin du XIXe siècle appréciaient assister à des représentations. Ce fut le cas à Besançon au début du mois de mai 1896. Un rédacteur anonyme du journal Le Petit Comtois annonça la tenue d’une représentation de cirque dans l’édition du 5 mai 1896 (pp. 2-3) : « Samedi 9 mai, à huit heures et demie du soir, débutera au Kursaal-Cirque la grande troupe équestre du Cirque Métropole, actuellement en représentation à Dijon. Les journaux de cette localité disent le plus grand bien de cette troupe, qui offre, paraît-il, des attractions absolument inconnues jusqu’à ce jour. En tous cas, le tableau du personnel artistique que nous avons vu est des plus complets et des plus intéressants. »

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Un témoin de la soirée souligne dans l’édition du 11 mai 1896 (p. 2) : « [La] représentation de samedi m’a absolument épaté ! Le programme de la soirée était en grande partie inédit dans notre ville, mais le clou de la représentation était certainement le périlleux travail exécuté sur la corde par Mlle Théodora. Figurez-vous un câble de moyenne grosseur, partant de la piste pour aboutir aux galeries supérieures du cirque et formant un angle d’environ 45 degrés ; sur cette pente inclinée, Mlle Théodora s’élève par un miracle d’équilibre, n’ayant pour tout balancier qu’une simple ombrelle japonaise ; par deux fois, elle exécute cette difficultueuse ascension, puis se laisse glisser du haut en bas, maintenue simplement par les orteils. La salle entière est haletante ; j’ai vu des dames détourner la tête, craignant de voir l’audacieuse artiste faire une chute, qui, malgré le filet tendu, ne serait peut-être pas sans danger. » Autre moment apprécié par le témoin : un concerto pour violon joué la tête en bas ! Le « nain Touroff, qui avait laissé à Besançon une réputation légendaire », était aussi présent. Le rapport de la société envers les personnes de petite taille était très différent.

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Des moments aujourd’hui oubliés de tous.