Région. L’ARS poursuit sa stratégie pour améliorer l’accès aux soins

Un an après sa prise de fonctions, Mathilde Marmier, la directrice générale de l'Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté, a dressé le bilan des actions mises en place dans la région.

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© ars bfc

L’accès aux soins reste la priorité affichée de l’Agence régionale de santé (ARS). Au cours des dix dernières années, le nombre de médecins généralistes libéraux installés en Bourgogne-Franche-Comté a augmenté de 13 % : « Nous sommes aujourd’hui à 292 médecins pour 1 000 habitants, nous nous projetons sur 340 en 2035 », souligne Mathilde Marmier. L’ARS poursuit le déploiement du dispositif « Un médecin près de chez vous ». Quatorze zones ont été retenues dans la région, dont onze sont déjà opérationnelles. « Dans chacune des zones, un travail a été mené avec les intercommunalités pour identifier des lieux, les équiper et trouver des médecins volontaires », explique Mathilde Marmier.

L’ARS mise aussi sur la formation. Dès novembre, près de 150 docteurs juniors effectueront leur quatrième année de médecine générale en cabinet, dont plus de 80 % dans des zones sous-dotées. « L’objectif est de les répartir selon les besoins du territoire », précise Mathilde Marmier. La filière odontologique poursuit également son développement. Inaugurée en 2022, elle permettra dès cette rentrée à cinq sites, dont les CHU de Besançon et Dijon, d’accueillir des étudiants de sixième année exerçant sous supervision. Une centaine d’étudiants sont formés chaque année dans la région.

Une expérimentation inédite en France

L’ARS a enfin présenté une expérimentation, unique en France, menée depuis le début de l’année en Haute-Saône, autour de Luxeuil, et dans la Nièvre. Alimentée de 560 000 euros, elle vise à développer les compétences psychosociales des enfants en mobilisant l’ensemble de leur environnement. « L’objectif est d’agir plus tôt et de manière plus concertée », résume Mathilde Marmier. Le programme associe les écoles en collaboration avec les rectorats, mais également les structures périscolaires, les familles afin d’apprendre aux jeunes « à être acteurs de leur santé. » Au-delà de ces mesures, Mathilde Marmier a également réaffirmé les priorités de l’ARS autour de la santé mentale, de la santé des jeunes, de la préparation au vieillissement de la population ou encore de la modernisation des établissements de santé.