Notre Département du Doubs compte la meilleure biathlète et le meilleur cycliste de France. Et seuls les jaloux et rageux ne l’acceptent pas. Une affirmation un poil chauvine ? Peut-être, toujours est-il que la performance du cycliste grand bisontin le week-end dernier, à seulement 23 ans, a offert des frissons aux Doubiens comme ils n’en avaient pas eu depuis… une certaine Lou Jeanmonnot-Laurent et sa moisson des Jeux olympiques l’hiver dernier. Multiple médaillée olympique avant de remporter le classement général de la Coupe du monde quelques semaines plus tard, Lou Jeanmonnot-Laurent est entrée au panthéon des biathlètes français à 26 ans. Son ascension vers le sommet de sa carrière continue alors que l’Équipe de France de biathlon est désormais équipée par Adidas. La marque allemande est bien décidée à surfer, ou plutôt à glisser, sur l’aura de notre championne pour se faire une place dans le monde nordique. Alors oui, il reste trois années à Romain Grégoire pour atteindre un tel niveau sur la route avec son vélo. Et s’il fallait s’aventurer à transposer les performances de la biathlète au cycliste, cela reviendrait, au moins, à remporter le Tour de France, l’épreuve reine.
Disons-le tout net, si les succès du coureur de la Groupama-FDJ ne cessent de confirmer son incroyable potentiel, imaginer Romain Grégoire porter le maillot jaune sur les Champs-Élysées relève de la fiction. Outre Pogacar et consorts, le Bisontin nous avait surtout confié en octobre dernier que la montagne serait toujours « trop compliquée ». « Je me concentre sur ce que je sais faire : le punch. Je préfère être fort quelque part plutôt que moyen partout. » C’est bien ce punch qui a permis au Bisontin d’écraser la concurrence dimanche 28 juin pour décrocher le maillot tricolore de champion de France. Qu’à cela ne tienne, le coureur sera bien présent sur le Tour et rien ne l’empêchera d’aller chercher des victoires d’étape, de s’accrocher à la roue des meilleurs pour nous faire rêver. Quelques années auparavant, les Francs-Comtois vibraient pour Quentin Fillon-Maillet l’hiver et chantaient Thibaut Pinot l’été. Le premier nous a démontré aux Jeux de Milan-Cortina qu’il avait encore des émotions à procurer quand le second accueillera des fans de vélo chez lui pour suivre les étapes du Tour et soutenir le Bisontin. Désormais, c’est l’hiver pour Lou, l’été pour Grégoire. À la fin, c’est toujours le Doubs qui gagne.




























