L’invité de la semaine. Stéphane Barroca, président du BMX Besançon, prépare l’organisation des championnats de France

quelques jours des championnats de France de BMX, qui se dérouleront du 3 au 5 juillet sur la piste du Rosemont à Besançon, Stéphane Barroca, président du BMX Besançon, revient sur les enjeux de cet événement inédit pour le club. Plus de 1 200 pilotes et jusqu'à 7 000 spectateurs sont attendus.

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championnats de France BMX Stéphane Barroca
© Stéphane Barroca

Est-ce la première fois que le BMX Besançon organise les championnats de France ?

C’est une épreuve que nous n’avions encore jamais organisée. Nous avions déjà accueilli des championnats d’Europe, des Coupes de France, et nous organiserons d’ailleurs une Coupe d’Europe et une Coupe de France l’année prochaine. Les championnats de France, c’était un peu la dernière grande compétition qui nous manquait. On peut dire que la boucle est bouclée. Nous attendons environ 1 200 pilotes et entre 6 000 et 7 000 spectateurs répartis sur l’ensemble du week-end.

Pourquoi est-ce important pour un club d’organiser ce type d’événement à domicile ?

D’abord parce que cela fait partie de l’ADN du BMX Besançon. Depuis de nombreuses années, nous sommes l’un des plus gros clubs organisateurs de France. Il y a aussi un intérêt économique. Ce sont des événements qui demandent énormément de travail, mais qui permettent, si tout se passe bien, de dégager des ressources pour faire fonctionner le club. Pour rappel, notre budget annuel est d’environ 400 000 euros. Et puis c’est aussi une manière de valoriser le territoire auprès de personnes qui viennent parfois de toute la France et qui potentiellement vont découvrir Besançon.

Justement, organiser un championnat de France, qu’est-ce que cela représente en termes de charge de travail ?

On n’en sort jamais vraiment, parce que nous organisons quasiment chaque année un grand événement. Mais pour une compétition comme celle-ci, il faut compter une année de préparation. Aujourd’hui, nous sommes dans la dernière ligne droite et je peux vous dire qu’on est à bloc. Plus de 120 bénévoles seront mobilisés sur les trois jours de compétition.

L’objectif est-il aussi de faire découvrir le BMX à un nouveau public ?

Complètement. À chaque événement, nous voyons arriver des personnes qui découvrent la discipline. Certains Bisontins ignorent même qu’il existe une piste de BMX à Besançon. Malgré nos très bons résultats, nous sommes encore assez méconnus du public local. L’idée, c’est de faire venir les passionnés, mais aussi les curieux qui pourront découvrir une discipline olympique et aussi notre club qui, je le rappelle, est le meilleur club de France depuis quatre ans. Si je peux être un peu chauvin, les Bisontins auront l’occasion de voir des Bisontins jouer les premiers rôles et triompher sur un championnat de France. Ce n’est pas quelque chose que l’on voit dans toutes les disciplines.

Que trouvera-t-on autour de la piste pendant ces trois jours ?

Nous allons proposer un village d’exposants avec des partenaires du BMX mais aussi d’autres acteurs locaux. Il y aura de la restauration, une buvette, un glacier et un écran géant qui permettra de suivre les courses dans les meilleures conditions.

Sportivement, quelles sont les ambitions du club ?

L’objectif principal, c’est de décrocher le plus de podiums et de titres de champion de France possible. C’est toujours un avantage de rouler à domicile, parce que les pilotes connaissent la piste par cœur. Mais cela peut aussi être une pression supplémentaire, donc à nos pilotes de la transformer en énergie positive.

Quels pilotes faudra-t-il particulièrement suivre ?

Nous avons de vraies chances dans plusieurs catégories. Chez les U19 et les U23, avec notamment Mathis Jacquet, Zian Lemée ou Laura Mouget. Chez les Élites, Jérémy Rencurel, Mathis Ragot Richard et Tessa Martinez font également partie des prétendants aux podiums et aux titres. Nous avons également un objectif sur le plan collectif. Nous sommes actuellement deuxièmes du championnat de France des clubs. Courir à domicile peut nous permettre de revenir sur les premiers.