Edito. L’espoir ne meurt jamais

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Que ce soit avec les clubs de football présents dans notre dossier de la semaine ou pour Saint-Vit, Roche-Novillars, Valdahon, Morteau ou encore Pontarlier, le niveau de formation est bon, très bon même. Tous espèrent envoyer leurs meilleurs jeunes au Racing Besançon pour terminer le travail commencé et que leurs pépites tapent dans l’oeil d’un club professionnel. Car le RB reste inlassablement un intermédiaire. Le monde du football amateur du Doubs attend impatiemment le retour de Besançon aux côtés des autres clubs professionnels, pour garder cette formation.

Rassoul N’Diaye est régulièrement élu meilleur sochalien du match ou du mois cette saison alors que les lionceaux jouent la montée en Ligue 1. Lucien Agoumé brille avec Brest, alors qu’il est prêté par l’Inter de Milan. Saïd Saber est devenu en 2022 le plus jeune joueur du DFCO a évolué avec les pros. Tous ont grandi à Besançon et peu de bisontins le savent.

A l’inverse, de nombreux jeunes ayant connu le national grâce au Racing Besançon, reviennent au bercail une fois les portes du rêve professionnel fermées. Le FC Chatillon-Devecey reste le parfait exemple. Malgré ses déboires, le club tient encore debout grâce au retour d’un petit groupe de jeunes joueurs qui fait tout ou presque au club. Entraîneurs des plus jeunes d’abord, joueurs de l’équipe première, arbitres, et même intendants parfois. Une passion qui se retranscrit aussi dans les résultats : en troisième division de district, les seniors ont réussi à accrocher une 4e place en finale de championnat futsal. De là à retrouver le niveau d’antan, c’est une autre histoire, mais dans le football, l’espoir ne meurt jamais.

Martin SAUSSARD