Haut-Doubs. La crainte de voir sa ferme brûler

Dans la profession et dans la presse spécialisée, les conseils se multiplient pour éviter des drames humains et économiques comme en connaissent des agriculteurs chaque été.

427
Ces feux toujours spectaculaires entrainent des heures de lutte pour les sapeurs-pompiers (©SDIS25)

En période de fenaison, les paysans du Haut-Doubs « font les foins » et stocke le fourrage pour nourrir le bétail durant les longs mois d’automne et d’hiver. L’image de carte postale est dans toutes les têtes. C’est une tradition bien ancrée et un impératif pour la bonne marche d’une exploitation agricole. C’est aussi un moment crucial car particulièrement connu dans la profession pour les risques d’incendie encourus. Un processus de fermentation excessive du foin peut en effet déclencher un feu, phénomène en grande partie dû à la teneur en matière sèche lors du pressage des balles rondes.

Une surveillance rigoureuse s’impose donc aux agriculteurs dès la récolte engrangée. En touchant simplement le foin éventuellement, mais surtout en le sondant afin d’avoir la température au cœur de la balle : 45° c’est normal, aucune crainte à avoir, au-delà de 50° par contre il faut redoubler de vigilance ! Pour renforcer la surveillance et limiter les risques, les nouvelles technologies peuvent être un précieux allié. Des capteurs connectés existent en effet sur le marché et permettent de recevoir un sms en cas de surchauffe.

Le feu est aussi une crainte au moment des récoltes, dans les champs, du fait de la sécheresse et des fortes chaleurs. Une ligne électrique qui tombe à terre, une machine agricole mal entretenue, une étincelle en coupant trop à ras du sol ou encore un écobuage mal maitrisé… les risques sont multiples et là aussi, la prudence est plus que jamais de rigueur.