Haut-Doubs. Le Parc Jeanine Dessay, havre de paix et ilot de biodiversité

Après de nouveaux aménagements et l’arrivée de nouvelles espèces, le parc poursuit son développement. Avec bien d’autres projets en perspective pour ce lieu atypique.

461
La vocation pédagogique du parc va continuer à se développer.

L’ancien jardin de couvent du 17ème siècle a été ouvert en 2018 par la Ville désireuse d’en faire un jardin d’agrément. « Quelques essences anciennes et parfois atypiques de notre région montagneuse avait continué d’y prospérer » explique Jean-Marc Grosjean, adjoint au maire en charge notamment du développement durable. Grâce à l’implication d’un bénévole, Olivier Chiodi, le projet a pu aller plus loin. « Il a de solides connaissances en botanique et un réseau qui lui a permis de récupérer des plantes au jardin botanique de Besançon » poursuit l’élu, soulignant le travail important effectué afin d’arriver aujourd’hui à un jardin rassemblant 1200 espèces. « Différents massifs ont été créés, une mare ainsi qu’une petite tourbière dans cet espace protégé par de hauts murs qui instaurent un véritable microclimat ».

L’idée d’en faire un lieu calme au cœur de la ville est d’ores et déjà atteinte. Un site idéal pour flâner, méditer ou accueillir des manifestations culturelles tel que des concerts de musique classique, conforme à l’état d’esprit qui règne ici.

« on réfléchit à le faire labelliser « Jardin remarquable », un label du ministère de la culture. Une nouvelle étape pour ce parc qui va aussi peu à peu prendre une vocation pédagogique pour que les scolaires viennent sur place en apprendre plus sur la biodiversité, avec également prochainement l’installation d’un refuge par la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux).

L’avenir permettra par ailleurs d’éclaircir un mystère : « Le jardin est composé de 80 cm de terre qui n’est pas d’ici. D’après sa composition, elle pourrait provenir des Vosges ? ». Comment et pourquoi ? Le secret peut-être de la survie ici de certaines espèces.