Haut-Doubs. Le télétravail plébiscité par les travailleurs frontaliers

Le Groupement Transfrontalier Européen (GTE) met en avant de nombreux arguments pour convaincre les pouvoirs publics de l’intérêt de poursuivre cette pratique.

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La dérogation se termine fin juin... quid du télétravail ensuite?

Bien entendu, tous n’ont pas bénéficier d’un tel aménagement puisque certains secteurs d’activités ou postes ne s’y prêtaient pas. « Le télétravail a été durant la crise sanitaire une partie importante de la vie d’une majorité de frontaliers franco-suisses » explique le GTE qui compte-tenu de l’importance du sujet a mené une enquête sur la question afin d’alimenter le débat.

« Parmi les 2400 répondants à cette enquête, on remarque la volonté des frontaliers franco-suisse de continuer à télétravailler même après la fin de la crise sanitaire ». La réponse est quasi-unanime avec plus de 9 frontaliers sur 10 qui se disent satisfaits ou très satisfaits par l’organisation en télétravail et qui par conséquent souhaitent continuer à télétravailler après la crise sanitaire.

Meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, moins de trajet donc plus de respect de l’environnement, travail plus efficace et productif… les points positifs ne manquent pas : « Pour tous travailleurs frontaliers qui l’ont pratiqué durant cette crise, les arguments sont nombreux pour justifier la poursuite du télétravail au-delà de la date limite du 30 juin 2022, date à laquelle prendra fin l’accord amiable entre France et Suisse pour faire face à la situation d’exception imposée par la crise sanitaire. »

Pourtant, fort des résultats son enquête, le GTE demande que les travailleurs frontaliers « puissent être traités sur un pied d’égalité avec les travailleurs résidant en Suisse, et donc qu’ils puissent télétravailler au même titre que les résidents ».