Haut-Doubs. Villeneuve d’Amont : trois agriculteurs de la famille Monnin qualifiés pour Paris

L'exploitation agricole de la famille Monnin, installée à Villeneuve-d'Amont se transmet depuis trois générations. Pour la première fois, Antoine Monnin, participera avec sa vache Olga à la finale du concours de la Montbéliarde au salon de l'agriculture. Une triple consécration puisque Victor et Pauline Monnin, le frère et la soeur sont qualifiés en finale du concours national de pointage.

2500
Installée bien au chaud à l'intérieur de l'étable, Olga se fera une dernière beauté avant le départ pour Paris avec Antoine Monnin.

A Villeneuve-d’Amont, la troisième génération d’agriculteur est en passe de reprendre l’exploitation familiale, seule. Antoine Monnin, 28 ans, a débuté à côté de son père en 2016 au GAEC installé sur la commune. Pas une bête n’est étrangère pour lui. Elles sont 136 à vivre sur les 95 hectares de la ferme. Le paysan connaît les prénoms de chacune d’entre-elles. Une passion inculquée dès la naissance, pour laquelle il a très vite su qu’il en ferait son métier. « A 12 ans je me suis dit que je reprendrais l’affaire familiale », glisse l’intéressé. Comme son père avant lui.

Olga, première vache du Gaec Monnin à monter sur Paris

Sa sélection pour la finale du concours agricole est alors une consécration pour toute la famille : c’est la première fois qu’une vache du Gaec Monnin, toute génération confondue, se retrouve à Paris. L’heureuse élue est une Montbéliarde de 4 ans, nommée Olga. Elle participera en catégorie vache laitière en deuxième lactation. « C’est une énorme fierté pour moi et ça me fait chaud au coeur pour mon papa, il prépare son départ en retraite et va pouvoir finir en beauté. Il m’accompagnera pendant le salon. C’est un peu l’aboutissement d’un gros travail, un symbole important. Tout paysan rêve de se retrouver avec une vache là-bas. C’est la réunion de la grande famille du monde agricole », poursuit Antoine.

Même si les comices n’ont pas de lien direct avec une sélection au concours agricole de Paris, ils n’en restent pas moins des gages d’assurances. En remportant le comice de Levier en 2021, Olga a confirmé les espoirs placés en elle par ses éleveurs. « On avait repéré sa qualité avec notre oeil d’éleveur sur les critères importants comme la robe, la démarche, le bassin ou encore la mamelle ». Sur les 170 bêtes en lice au départ, seules 14 ont été retenues le 11 février dernier pour le salon de l’agriculture. « Avoir une médaille au salon permet d’accroître notre notoriété mais c’est aussi important pour le côté génétique, qui a un impact lors de la vente d’un animal ».

Pauline et Victor Monnin au concours National du meilleur pointeur

Antoine donne aussi un coup de main à son frère Victor Monnin, 24 ans, qui a repris une ferme à quelques kilomètres, dans la commune de Dournon. Lui a réussi à se qualifier pour la salon de l’agriculture en faisant partie des trois pointeurs jurassiens retenus pour la catégorie Montbéliarde. Une épreuve où l’ainé avait échoué de peu à atteindre la finale par le passé, à plusieurs reprises. Au concours de pointage Victor aura face à lui un adversaire bien connu des deux frères Monnin… puisqu’il s’agit de la petite soeur, Pauline, 22 ans, également qualifiée dans le Doubs ! Une habituée du rendez-vous, puisque l’agricultrice se déplace pour la troisième fois dans la capitale.

Il n’y aura donc pas une mais trois chances de médailles pour la grande famille d’agriculteurs originaire de Villeneuve-d’Amont. Rendez-vous le dimanche 27 février pour connaître les résultats. Une belle histoire pour laquelle Antoine a promis à sa compagne Marina « de prendre aussi un peu le temps pour visiter la capitale et aller voir la Tour Eiffel ! »

Martin Saussard