Jura. Le ministre Mathieu Lefèvre en déplacement à Dole autour de la transition écologique

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Mathieu Lefèvre en déplacement dans le département

De la rive du Doubs aux salles de classe, Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition Écologique, a voulu montrer ce que la transition écologique produit, lorsqu’elle est financée. La matinée s’est ouverte par la présentation du futur parc urbain, vaste opération de renaturation destinée à reconnecter la ville au Doubs.

Un message politique sur fond de projets locaux

Mais derrière les plans des berges remodelées, le ministre martèle un message politique. « La nation a besoin d’un budget pour continuer à investir dans la transition écologique », affirme-t-il, rappelant que « sans budget, c’est autant de projets qui sont reportés ou à l’arrêt ». Devant les élus jurassiens, il insiste sur l’enjeu national : « Pas de budget, pas de projet. Et donc, en service voté, on assure la continuité de la nation. C’est évidemment essentiel. »

Au groupe scolaire Louis-Pasteur, récemment rénové grâce au Fonds vert, le discours prend une dimension plus concrète. « On est allé auparavant sur les berges du Doubs pour renaturer la ville, retrouver la rivière. On a besoin de pouvoir continuer à investir », plaide le ministre, alors que 800 millions d’euros sont prévus pour le Fonds chaleur dans le projet de budget 2026.

Il s’est aussi rendu au groupe scolaire Pasteur, dans le cadre de sa rénovation récente, avec le Fonds vert.

Le Fonds vert, moteur des projets locaux

Pour le maire de Dole, Jean-Baptiste Gagnoux, la démonstration est évidente. « Oui, je suis un militant du Fonds vert. On ne peut pas dire : on veut de la transition écologique et ne pas mettre des moyens financiers dans ce domaine-là », affirme-t-il. L’école Louis-Pasteur illustre cet engagement : « C’est 50% d’économie d’énergie, (…), un traitement de réduction des gaz à effet de serre et du CO₂ sur ce genre de bâtiment. »

Même logique pour le parc urbain, financé à hauteur de 900 000 euros par l’État. « On a à peu près 550 000 euros de Fonds vert et 400 000 sur l’Agence de l’eau », précise l’élu. Mais derrière la vitrine, l’inquiétude affleure : « La traduction de la réduction du Fonds vert, ça va être un ralentissement de la transition écologique dans les territoires. »