La commune de Saône…Boosteur du bonheur de Besançon !

3 500 habitants répartis sur 23 km², Saône souhaite être le laboratoire de l’économie de proximité. La commune-centre du plateau, porte d’entrée du Haut-Doubs, jouit de nombreux atouts.

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La Mairie de Saône, principal bourg-centre en périphérie de Besançon
Saône n’est pas qu’un marais

Pourtant son origine viendrait de ce site naturel remarquable. On dit que la commune doit son nom à deux mots celtes « sag » pour sacré et « onna » pour eau. Le marais de Saône alimente une rivière souterraine dont la résurgence est la source d’Arcier, la principale ressource en eau potable de l’agglomération de Besançon. « La commune en zone « Natura 2000 » depuis 30 ans, est traversée par la RN57, sans aucune protection du biotope. Que se passerait-il si un accident routier majeur déversait des hydrocarbures dans le marais ? » s’inquiète Benoît Vuillemin le Maire de Saône.

Un centre-bourg dynamique sur l’axe Besançon-Suisse
Benoît Vuillemin Maire de Saône, ©YQ

Irriguée par la RN 57 qui relie le Luxembourg à la Suisse, halte ferroviaire majeure sur la ligne des horlogers, Saône héberge 422 entreprises, dont 66 PME-TPE et 6 entreprises de plus de 50 salariés. « Je veux inventer l’économie de proximité » s’enthousiasme Benoît Vuillemin. « La commune est propriétaire d’un foncier important permettant de développer des zones d’activités et d’habitat. Une première tranche sur 10h va faire l’objet d’un appel à concession et nous disposons de 28 hectares possiblement disponibles ».

Le centre-bourg retrouve un commerce diversifié et dynamique et des services publics (une maison France Services a ouvert en décembre 2021). « Je souhaite aussi promouvoir encore plus les services médicaux par l’ouverture d’une maison médicale » souligne Benoît Vuillemin qui précise que la commune dispose déjà de 7 médecins intervenant sur les communes environnantes.

Artisanat et emploi

« 30% des entreprises implantées à Saône sont des entreprises individuelles » selon le Maire. « Nous devons changer notre rapport à l’emploi et à l’argent et intervenir comme des facilitateurs de la croissance locale » imagine celui qui est aussi chef d’entreprise depuis deux décennies. Il interroge l’avenir : « Permettre des emplois en proximité de son lieu de vie, c’est accepter des formes différentes de travail, des changements acceptés et non subis ». Et d’ajouter « Pendant cette période de restrictions sanitaires, les commerces de proximité ont moins souffert que les centres villes. Nous devons nous servir de cette nouvelle attractivité pour les communes en périphérie de Besançon ».

Au-delà de l’aspect « économie de proximité », cette attractivité a un rôle également écologique. En rapprochant l’emploi du lieu de résidence, le Maire de Saône participe à la lutte contre les dérèglements climatiques : moins de déplacements, plus d’usage du covoiturage et du ferroviaire « La ligne des horlogers propose plus de 30 arrêts/jour à Saône » précise celui qui est aussi président de la toute nouvelle association « les liaisons transfrontalières » qui veut agir sur l’ensemble des mobilités entre Besançon et la Suisse.

Côté environnement, Benoît Vuillemin, comme tous les maires du plateau, est opposé au projet d’implantation d’éoliennes sur la commune de Nancray. « Au lieu de construire des mâts immenses qui dénaturent les paysages, utilisons par exemple les terrains de l’aérodrome de la Vèze pour construire un parc photovoltaïque de 20 hectares ».

Benoît Vuillemin s’inquiète du manque d’enthousiasme de la Présidente de Grand Besançon Métropole qui « semble vouloir freiner les projets ». Le Maire de Saône s’irrite également « sur la faiblesse de la mutualisation des moyens des services de Grand Besançon Métropole au bénéfice des deux communes périphériques importantes, alors que la commune de Saône a des contributions fiscales à hauteur de 61%, bien au-delà de l’apport contributif relatif de Besançon ».

Le Maire de Saône ne regarde pas Besançon avec les yeux de Chimène. Bien au contraire, il souhaite que ce soit les centres-bourgs qui deviennent les nouveaux lieux d’attractivité économique, sociale, sportive, culturelle.

Yves Quemeneur