Édito. Mobilisation lycéenne, des mesures suffisantes ?

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Les vacances de la Toussaint touchent à leur fin. Depuis ce lundi 2 novembre, lycéens et étudiants doivent reprendre le chemin de l’école, mais il se pourrait que de nouveaux blocages soient organisés. Une rentrée qui intervient dans un contexte particulier. Avant leurs vacances, de nombreux lycéens de toute la France se sont mobilisés devant leurs établissements pour réclamer davantage de moyens dans l’Éducation nationale. Et ce, depuis la mi-septembre. Leur mouvement a été massivement rejoint et les manifestations se sont poursuivies à travers l’Hexagone pendant les vacances.

Face à cette mobilisation lycéenne, le Gouvernement avait ouvert une consultation nationale sur la plateforme Agora, qui a recueilli plus de 100 000 contributions, sur laquelle les élèves étaient invités à faire connaître leurs difficultés, leurs attentes et leurs propositions pour améliorer leur scolarité. Après cinq semaines de mobilisation, la jeunesse a obtenu de nouvelles réponses du gouvernement. Le lundi 26 octobre, le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, et son homologue de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, ont conjointement présenté le plan de l’exécutif pour tenter de sortir de la crise.

En 2027, Parcoursup devrait connaître une « évolution forte » avant un « remplacement en 2028 » de la plateforme d’admission post-bac. La création des places d’université faisait partie des revendications portées par la jeunesse. Jusqu’à 15 000 places vont être créées dans l’enseignement supérieur à partir de la rentrée 2027. Un chiffre largement inférieur aux 250 000 places réclamées par le syndicat Union étudiante. L’exécutif prévoit également de plafonner à 28 le nombre d’élèves par classe en seconde générale et technologique, avec une première vague dès la rentrée en 2027 dans les 50% des lycées les moins favorisés avant une généralisation en 2028. Un seuil encore trop élevé pour le SNES-FSU, syndicat enseignant.

La vétusté des établissements était dénoncée par des élèves et professeurs. Pour s’y attaquer, le gouvernement veut mettre à disposition 4 milliards d’euros de lignes de crédits supplémentaires sous forme de prêts à taux réduits pour aider les Départements et les Régions à rénover collèges et lycées. Le SNES-FSU salue cette somme mais « il n’est pas possible d’en rester à 4 milliards jusqu’en 2030 quand on sait qu’il faut 4 à 5 milliards d’euros par an pendant 10 ans pour la rénovation thermique du bâti scolaire ». Un milliard d’euros supplémentaire d’ici 2029 devrait être débloqué pour plus de 50 sites universitaires.

Aussi, les bourses sur critères sociaux devraient voir leur montant évoluer en fonction de l’inflation, à compter de la rentrée 2027. Ces mesures apaiseront-elles les relations ? Pour Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, « le compte n’y est pas », notamment sur la question des salaires. L’appel à la grève le 5 novembre est maintenu